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Téo Taxi 2.0 en route au printemps

Le propriétaire Taxelco vient de conclure un partenariat technologique avec Netlift

GEN-Marc-Antoine Ducas PDG de netlift
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Netlift, dont le président est Marc-Antoine Ducas, partagera ses technologies avec Taxelco et ses marques Taxi Hochelaga, Taxi Diamond et Téo.

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Il faudra attendre le beau temps pour assister au retour de Téo Taxi, sauvé de la faillite en avril dernier par l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau. 

Près de neuf mois après l’acquisition de Taxelco et de ses marques Taxi Hochelaga, Taxi Diamond et Téo, alors acculés à la faillite, le projet de relance de Téo Taxi prend enfin forme.  

Et l’entreprise semble vouloir s’inspirer d’Uber à plusieurs égards.  

À l’automne, le projet de loi 17 réformant l’industrie du taxi a été adopté. La plupart des changements entreront en vigueur le 10 octobre prochain.  

En plus d’abolir les coûteux permis de taxi, la réforme prévoit que les transporteurs pourront ajuster leurs tarifs en fonction de l’achalandage, comme Uber le fait déjà depuis des années.  

Tarification dynamique 

Cette « tarification dynamique » est un élément essentiel à la réussite du modèle d’affaires de Téo Taxi, a soutenu M. Péladeau en entrevue. Il faut que les véhicules de Téo Taxi aient accès à cette tarification dynamique dès que possible, fait valoir celui qui est aussi actionnaire de contrôle de Québecor. 

« Le chauffeur de taxi a le choix d’aller chez plusieurs répartiteurs. Quand on va être en mesure d’offrir un service à tarification dynamique, cela va permettre au chauffeur [et à Téo] d’augmenter ses revenus », a-t-il affirmé. 

Covoiturage Téo ? 

Le lancement de la nouvelle flotte devrait survenir en mars ou un peu plus tard, les véhicules électriques étant beaucoup plus efficaces par temps chaud « qu’en février dans le froid ». 

L’ex-propriétaire de Téo Taxi, Alexandre Taillefer, avait vu grand avec une flotte de près de 350 véhicules. M. Péladeau affirme quant à lui qu’il ne « fera pas dans la démesure ».   

« Ce ne sera pas 500 véhicules Téo dès le début, mais ce ne sera pas cinq taxis non plus. Ce sera une flotte suffisamment importante pour répondre à la demande, mais pas démesurée. » 

L’ensemble des 1500 véhicules de la flotte de Taxelco devraient toutefois être convertis à l’électricité d’ici 2030.   

Autre innovation, grâce à un partenariat signé hier avec l’entreprise québécoise Netlift, la compagnie de taxi pourrait aussi permettre le covoiturage, à la manière d’Uber Pool. Ce service est offert dans plusieurs villes canadiennes, mais pas au Québec puisque la loi l’interdit pour l’instant. 

« L’app [de Téo] nous permet de recevoir des commandes, mais le partenariat avec Netlift nous permet [...] d’optimiser l’expérience. Si deux personnes habitent un même secteur et s’en vont à des endroits similaires aux mêmes heures, on pourrait les “matcher”, ils pourraient prendre le même véhicule », illustre M. Péladeau. Cette fonction pourrait aussi être offerte par Hochelaga et Diamond. 

En vertu de leur entente, Netlift et Taxelco vont partager les systèmes qu’elles possèdent, « comme les algorithmes de routage, de répartition, de jumelage et de gestion du covoiturage, du stationnement et des paiements intelligents », ont-elles précisé hier.