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La double vie d’Harvey Weinstein: bourreau de travail le jour, pervers sexuel le soir

La double vie d’Harvey Weinstein: bourreau de travail le jour, pervers sexuel le soir
AFP

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Lorsqu’il était de passage en France pour prendre part au Festival de Cannes, Harvey Weinstein menait une double vie. Bourreau de travail le jour, le producteur de cinéma déchu se transformait en pervers sexuel le soir venu.  

C’est du moins le portrait qu’en a fait son chauffeur sur la Côte d’Azur de 2008 à 2013, Mickael Chemloul, qui était l’invité de Sophie Durocher sur QUB radio jeudi midi.  

M. Chemloul, qui est l’auteur du livre Le Démon de la Croisette: Harvey Weinstein côté coulisses, explique comment l’agenda de l’ex-magnat d’Hollywood, qui enchaînait les rendez-vous professionnels le jour, «basculait à partir de minuit».  

Les assistantes de jour faisaient place aux assistantes du soir, qui planifiaient les «soirées d’agrément» de l’ex-producteur. À l’horaire: des cocktails, des soirées privées dans les boîtes de nuit, les yachts et les villas... et même des orgies.  

«C’est là que j’ai commencé à comprendre que ce n’était pas le même monsieur, que c’était quelqu’un d’autre qui était avec moi», a raconté M. Chemloul.  

   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue complète de Mickael Chemloul sur QUB radio:    

  

Ce dernier se souvient d'avoir vu les femmes se succéder autour de l’ancien producteur. «Je me disais: “Tant qu’il n’y a pas de violence, que les filles sont consentantes, ça va”, a-t-il confié à l'émission On n'est pas obligé d'être d'accord. Mais un moment donné, il y a certaines filles, j’avais l’impression qu’elles n’étaient pas vraiment consentantes.»  

L’ancien chauffeur se souvient d’ailleurs d'avoir vu «des filles en pleurs» et «des filles qui commençaient à se faire tripoter dans la voiture».  

«Gros porc»  

Avant d'être le chauffeur d’Harvey Weinstein, dont le procès pour agressions sexuelles vient de commencer à New York, Mickael Chemloul avait été mis en garde par d'anciens chauffeurs du producteur qui ne voulaient plus le conduire.  

«Je ne savais pas qui il était réellement, a-t-il dit. Je ne savais pas que c’était un pervers sexuel caché derrière ce producteur de cinéma, d’autant plus qu’il était père de famille.»  

On lui avait dit que c’était un homme «colérique», qu’il était «ingérable» et qu’il ne respectait personne. D’anciens chauffeurs lui avaient aussi dit que c’était «un gros porc», «un chaud lapin» et qu’il lui était même «arrivé de faire l’amour sur la banquette arrière du véhicule».

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