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Transport et environnement: les priorités de Valérie Plante pour 2020

Transport et environnement: les priorités de Valérie Plante pour 2020
Joël Lemay / Agence QMI

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Le budget municipal dévoilé au début décembre laissait déjà entrevoir le plan d’attaque 2020 de la mairesse de Montréal, Valérie Plante: les infrastructures de transport et l’environnement seront au cœur de ses préoccupations pour la prochaine année. 

«J’ai dit qu’on allait diminuer nos gaz à effet de serre d’ici 2030 de 55%. C’est énorme, mais encore faut-il avoir une feuille de route pour savoir comment on va réussir ça», a-t-elle indiqué à l’émission Dutrizac à QUB radio, jeudi matin.  

Considérant son plan climatique comme «la grosse affaire» en 2020, Valérie Plante réitère que ses démarches environnementales toucheront bien entendu le domaine des transports, autre enjeu dominant pour la métropole du Québec.


Écoutez l'entrevue complète ici: 


«Véritablement inquiète» par la saturation du réseau des transports 

Toujours en entretien avec Benoît Dutrizac, la mairesse s’est avouée très préoccupée par l’engorgement des réseaux de transport collectifs et routiers de la métropole. «Tout pète en même temps et il faut trouver des solutions (pour) tout en même temps. Ça, ça me fâche», a-t-elle lancé.  

«On minimise l’impact que la fermeture du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine va avoir sur Montréal», a-t-elle précisé. Mme Plante souhaite une concertation plus étroite des intervenants du projet et assure qu’elle rencontrera très prochainement le ministre des Transports, François Bonnardel, et la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, pour leur faire part de ses craintes.  

«J’ai été très claire avec le gouvernement du Québec et surtout le MTQ [ministère des Transports] en disant: moi, ce qu’ils nous proposent pour l’instant, ce n’est pas suffisant pour s’assurer que le monde va pouvoir entrer et sortir», a-t-elle renchéri.  

Sans vouloir blâmer les administrations passées, la mairesse s’interroge tout de même sur le manque d’investissements des dernières décennies dans le métro de Montréal. «Comment ça se fait que nous autres, on n’ait jamais construit une station de métro depuis 20 ans?», s’est-elle insurgée.