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Un chemin plus long pour les skieurs québécois

Ils doivent composer avec la disparition de l’équipe canadienne de développement

Avant de prendre part à un point de presse, les membres de l’équipe régionale Skibec Alpin ont tenu un entraînement au centre de ski Le Relais, à Lac-Beauport.
Photo Jean-Francois Desgagnés Avant de prendre part à un point de presse, les membres de l’équipe régionale Skibec Alpin ont tenu un entraînement au centre de ski Le Relais, à Lac-Beauport.

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La disparition de l’équipe canadienne de développement n’est pas un frein pour les espoirs de ski alpin, estime l’entraîneur-chef de Skibec Alpin, Antony Hérisset.  

« Ce n’est pas une fin en soi, affirme le patron de Skibec Alpin, qui regroupe l’élite régionale en ski alpin. Le parcours des athlètes sera différent. Le message véhiculé est que l’équipe du Québec va garder ses skieurs plus longtemps, mais misera sur un calendrier de courses où les skieurs prendront le départ de certaines épreuves Nor-Am et en Europe pour combler la disparition de l’équipe de développement et ainsi acquérir de l’expérience.  

« Développer des skieurs est un travail de longue haleine, de poursuivre Hérisset qui supervise le programme U-16 qui compte six skieurs. Le ski alpin est un sport de développement tardif comme on peut le voir en Coupe du monde avec des gars de 24-25 ans. À 28 ans, le Canadien Erik Read a terminé en 11e place récemment en Coupe du monde, ce qui est un excellent résultat. Chez les filles, le développement se fait plus tôt. »  

Heckey se distingue  

Membre du programme FIS, Megan Heckey représente un bel espoir pour la région de Québec, elle qui a terminé au 3e rang en slalom l’an dernier en Italie dans une épreuve qui réunissait les meilleures skieuses U-16 au monde.  

« Je savais que j’avais de bonnes chances de réussir un top 10, mais c’est vraiment incroyable d’avoir signé une 3e place, a raconté la skieuse de Baie-Comeau, qui a déménagé à Québec depuis deux ans pour favoriser son développement.   

« Depuis que je suis toute petite, mon rêve était de me tailler une place avec l’équipe du Skibec et c’est maintenant fait. Mon prochain objectif est de faire l’équipe du Québec et je pense que c’est réaliste de réussir dès l’an prochain. L’an dernier, je me suis blessée lors du camp de sélection en avril. Il n’y a aucune fille de 16 ans au sein de l’équipe du Québec. En raison de la disparition de l’équipe de développement, il y a moins de places pour les jeunes avec l’équipe du Québec, mais il n’y a pas un seul chemin pour atteindre nos objectifs. S’il n’y a pas de place pour moi, je n’aurais pas d’objection à regarder du côté de la NCAA comme l’a fait Laurence St-Germain à l’Université du Vermont. »  

St-Germain comme modèle  

Les succès de St-Germain sur la scène internationale motivent Heckey qui a débuté le ski à l’âge de trois ans. « Elle a un parcours incroyable, a souligné Heckey au sujet de la membre de l’équipe nationale qui a porté les couleurs de Skibec dans le passé. Son parcours est inspirant. Elle a mis tellement d’efforts. »  

Hérisset abonde dans le même sens. « Les jeunes veulent devenir la prochaine Laurence, souligne-t-il. Pendant les courses de la Coupe du monde, nos athlètes suivent ses exploits en direct. »  

La saison de Skibec Alpin débute en fin de semaine au Relais avec la présentation d’un slalom. La région de Québec compte cinq filles et un garçon au sein de l’équipe provinciale.