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Canadien : des sourires dans la tempête

Canadiens c Oilers
Photo Pierre-Paul Poulin Carey Price et ses coéquipiers du Canadien tentent tant bien que mal de ne pas céder au découragement.

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Il n’y a aucune recette miracle pour relancer le Canadien. Au cœur d’une deuxième série de huit revers depuis le début de l’année, le CH a opté pour une stratégie différente afin de changer le mal de place. 

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À quelques heures du départ de l’équipe en train pour Ottawa, vendredi, Claude Julien et Kirk Muller ont placé les deux filets sur les lignes bleues et divisé l’équipe en deux groupes. À tour de rôle, les deux équipes ont fait des exercices à deux contre deux à l’intérieur de la zone centrale. 

La petite compétition s’est terminée dans la bonne humeur. Nick Cousins et Michael Peca ont célébré un dernier but comme s’ils venaient de remporter un match important. On se console comme on peut. Mais pour une rare fois, il y avait des sourires à l’entraînement. 

« Ça fait changement, il y avait un rythme différent, a dit Carey Price à sa sortie d’un bref entraînement de 40 minutes. C’est toujours agréable de venir à l’aréna et d’avoir du plaisir.

« Les temps sont lourds dernièrement, a renchéri Julien. Mais il y avait aussi un but à cet exercice. Nous voulions faire travailler nos joueurs dans une zone plus restreinte. Ça servait à deux choses : détendre l’atmosphère, mais aussi travailler dans un espace limité. On continue à tout faire pour se replacer sur la bonne voie. »

« On a de bons vétérans, a continué Julien. Ils agissent de la bonne façon. Si les vétérans se démoralisent, les jeunes feront la même chose. Mais vous l’avez vu encore aujourd’hui (vendredi), nous ne sommes pas prêts à nous apitoyer sur notre sort. Nous voulons trouver des solutions, nous voulons renverser la vapeur. »

Frustré, mais calme

Après le revers de 3 à 2 contre les Jets de Winnipeg lundi au Centre Bell, Price avait dit qu’il se retrouvait à un niveau encore plus profond que la frustration. 

Quatre jours plus tard, la série noire de l’équipe n’est plus de six matchs, mais bien de huit matchs. Et Price n’a pas changé son état d’esprit.

« Être au-delà de la frustration, ça veut dire ce que ça veut dire, a répliqué le numéro 31. Il ne faut pas se laisser atteindre par une attitude négative, juste continuer de faire les choses qui me permettraient de connaître du succès. Je ne dois pas me soucier des résultats. Mais en même temps ne pas obtenir de résultats, c’est ce qui me frustre le plus. »

Gallagher : des maux de tête

Il y avait trois absents à l’entraînement au lendemain de la défaite de 4 à 2 contre les Oilers d’Edmonton. Ben Chiarot, Jeff Petry et Brendan Gallagher n’ont pas patiné. Des trois, seul Petry sera assurément en uniforme face aux Sénateurs. Blessé au bas du corps Chiarot manquera un deuxième match d’affilée, alors que Gallagher représentera un cas très incertain. 

« Brendan a ressenti des maux de tête quelques heures après le match, a précisé Julien. On vérifie si les maux de tête sont reliés à la commotion ou s’il s’agit d’un virus. On attendra les résultats des médecins. Il peut toujours se rendre à Ottawa d’une autre façon. Je dirais qu’on veut s’assurer que ce n’est pas relié à sa commotion. »

Canadiens c Oilers
Photo Pierre-Paul Poulin

Un retour de Gallagher sur la liste des blessés ferait encore une fois très mal. Mais cette saison 2019-2020 est déjà à l’eau pour une participation aux séries. Même s’il tente de garder le moral, Julien connaît aussi le portrait de son équipe. 

« À un moment donné, il n’y a pas 100 solutions comme entraîneur. Vous avez ce que vous avez. Nous avons des jeunes, des gars qui seraient à Laval si tout le monde était en santé. C’est notre réalité, c’est la vie. Il faut vivre avec ça et nous ajuster. »