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Deux sœurs mamans en même temps

Moins de 24 heures a séparé les deux accouchements

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Deux sœurs de Montréal ont chacune donné naissance à leur garçon en l’espace de quelques heures et elles ont partagé la même chambre d’hôpital pour vivre cet heureux moment inusité.

« Ma sœur était présente lors de mon accouchement et ses contractions ont commencé peu de temps après », confie en riant Sonia Kwemi, âgée de 29 ans.

« Je n’arrivais pas à y croire », poursuit son aînée de deux ans, Stéphanie Kwemi.

En même temps

Le hasard avait voulu que les sœurs tombent enceintes en même temps ou presque. Chacune suivie par un médecin différent, elles avaient la même date d’accouchement prévue, soit le 13 janvier.

« Quand j’ai annoncé que j’étais enceinte [en premier], ma sœur ne savait même pas qu’elle l’était aussi », se souvient Sonia.

C’était une première grossesse pour elle, mais une quatrième pour Stéphanie Kwemi. 

« C’était vraiment rassurant », dit-elle, de pouvoir partager sa grossesse de si près avec sa sœur aînée. Et même pour celle qui était habituée, ce fut neuf mois bien précieux.

Leurs rendez-vous étaient presque toujours les mêmes journées avec leur médecin respectif, lance Sonia Kwemi avec le sourire.

Cette dernière est la première à avoir senti des contractions, la réveillant en pleine nuit. 

Elle s’est rendue à l’Hôpital général juif en début d’après-midi mardi dernier, donnant ensuite naissance à son fils, Shalvi-Gaël, un peu après 20 heures.

Pendant l’accouchement de sa sœur, Stéphanie a senti avec étonnement que son bébé était lui aussi prêt à sortir une semaine plus tôt que prévu. 

Elle est rentrée chez elle pendant la nuit, mais les contractions se sont poursuivies.

Elle est retournée à l’hôpital le mercredi matin et Francis-Ezekiel est né vers midi.

« Magique »

« C’était magique », souffle Stéphanie Kwemi. S’il y a une différence entre les deux sœurs, c’est que son accouchement a été beaucoup plus rapide.

Devant cette situation inusitée, le personnel de l’Hôpital général juif s’est arrangé pour placer les deux sœurs dans la même chambre d’hôpital.

« Ce sont des frères, des jumeaux », explique Stéphanie Kwemi à propos de leurs deux fils. 

Les sœurs s’étaient d’ailleurs demandé si elles auraient un jour des jumeaux, puisqu’il y en a dans la famille de leur père et de l’un de leurs conjoints.

« Ce sont nos jumeaux à nous », poursuit Stéphanie Kwemi, qui espère comme sa sœur que leurs fils resteront toujours des cousins aussi proches l’un de l’autre que lors de leur naissance.