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Faire janvier à sec: kossé ça donne?!

Arrêter de boire de l'alcool en janvier?

Faire janvier à sec: kossé ça donne?!

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Grand bien vous fasse! Mais à quoi bon?  

L’an dernier, j’ai abordé le sujet en m’interrogeant sur la pertinence d’embarquer dans le Défi 28 jours sans alcool au mois de février. À la différence qu’il est probablement plus facile d’arrêter de boire en janvier, après les excès des Fêtes. 

Comme je l’expliquais, cesser de boire de l’alcool peut être fort bénéfique: mieux pour le foie, pour le sommeil et pour la récupération physique. Pour ce qui est de la perte de poids, les avis sont partagés. À moins de faire de l’exercice physique, l’impact sur la balance est loin d’être garanti. Côté budget, une pause peut avoir aussi ses avantages.  

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Côté négatif, soulignons d’abord l’atteinte au moral. Se priver de l’une des plus belles choses au monde (le vin), juste l’idée d’y penser me rend infiniment triste. Et puis il y a la difficulté de participer aux événements «sociaux». Finis les apéros, la petite bière après le sport, les matchs de hockey le samedi soir ou de la NFL le dimanche avec les chums ou les soirées entre filles. J’ai moi-même perdu l’un de mes meilleurs amis pour tout le mois de janvier parce qu’il a décidé de faire son Dry January «On peut aller faire du ski de fond» qu’il m’a répondu suivant mon invitation à souper à la maison... Eh misère! comme dirait l’ami Claude Langlois.  

Ce qui me trouble le plus dans tout ça, c’est «l’après-sec». Une fois qu’on a terminé son sevrage d’un mois, on a souvent tendance à reprendre les mauvaises habitudes.   

Pourquoi arrêter tout si c’est pour ensuite tout recommencer?   

Je continue de croire que pour changer durablement ses habitudes, l’approche du tout ou rien n’est pas souhaitable. Il faut un équilibre et trouver, dans ce dernier, une manière de rester heureux. À nouveau cette année, j’ai entrepris de ne pas boire durant la semaine. Ça veut dire, du lundi au jeudi, tous les soirs inclus, ainsi que le vendredi jusqu’en début de soirée. Je pense même à inclure le dimanche. L’an dernier, à quelques exceptions près, j’ai gardé la cadence de janvier jusqu’à la fin de juin. Ça s’est évidemment gâté à l’été, pour revenir à environ trois soirs par semaine sans alcool jusqu’aux Fêtes de fin d’année. Pour un gars qui a été élevé autour de bouteilles de vin, qui boit en moyenne ½ bouteille de vin TOUS les jours depuis que j’ai 21 ans, qui bosse dans le vin, qui voyage dans le vin et qui est donc constamment entouré de vin, je trouve que c’est une bonne moyenne au bâton!  

Je demeure convaincu qu’en jouant la carte de l’équilibre, en instaurant de bonnes habitudes de vie, en économisant la chèvre et le chou, on parvient à développer un rapport beaucoup plus sain et sans doute plus bénéfique avec l’alcool.   

Buvez moins. Buvez mieux.  

N’ayez crainte, je ne vous laisse pas avec une suggestion de kombucha, de tisane ou d’eau pétillante (trois choses à explorer la semaine en attendant votre verre de bulles du vendredi!). Voici une belle bouteille si vous voulez vous gâter un peu :  

Principiano Ferdinando, Serralunga 2015, Barolo, Italie  

49,75 $ - Code SAQ 11387301 – 13,5 % - 1 g/l   

Il y a longtemps que je ne suis pas tombé sur du nebbiolo aussi tendre, juteux et accessible que celui-ci! Des parfums aguicheurs, précis et racés de cerise, de framboise, de mine de crayon, de zeste d’orange et de fleur. C’est ample. Le grain des tanins est très fin. L’ensemble reste structuré, mais souple. Beaucoup de fruit en finale. Une petite merveille de buvabilité qu’on pourra apprécier dès maintenant ou qui pourra tenir 10-15 ans en cave sans problème. Cher, mais la qualité est au rendez-vous.  

★★★★ $$$$  

Légende  

★ Correct  

★★ Bon  

★★★ Très bon  

★★★★ Excellent  

★★★★★ Exceptionnel  

Plus d’étoiles que de dollars: vaut largement son prix.  

Autant d’étoiles que de dollars: vaut son prix.  

Moins d’étoiles que de dollars: le vin est cher.