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Ricardo a de l’appétit pour les millions de l’État

Les géants du web grugent ses revenus publicitaires

Ricardo
Photo Jean-Francois Desgagnés Ricardo sollicite un prêt de 2 M$ pour la refonte de son site web et le développement d’une application, alors que les géants du web accaparent ses revenus publicitaires.

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Le chef vedette Ricardo cogne à la porte du gouvernement québécois pour obtenir un prêt de 2 M$ pour refaire le site web et l’application de son empire culinaire.  

« Ce financement servira à du développement technologique et de l’embauche de personnel », peut-on lire dans le mandat de lobbyiste de son épouse et partenaire d’affaires, Brigitte Coutu, publié quelques jours avant Noël au Registre des lobbyistes. 

Avec ses quelque 200 employés, Ricardo est un véritable empire de la cuisine comprenant magazines, site web, livres, émissions de télé, boutiques, accessoires de cuisine, cafés-restaurants, comptoirs de prêt-à-manger et produits alimentaires.   

Argent public 

Ce n’est pas la première fois que Ricardo Larrivée et Brigitte Coutu demandent de l’argent public. Le couple a déjà reçu une aide financière de 584 366 $ de Patrimoine Canada pour soutenir ses activités.  

Cette fois, Ricardo Media sollicite Investissement Québec (IQ) et le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) « pour un projet numérique, technologique et innovant visant à simplifier le quotidien des Québécois ». 

Refonte du site internet, développement d’une application, embauche de personnel... la PME de Saint-Lambert estime avoir besoin d’une participation financière de 2 M$ du gouvernement pour son projet numérique. 

Malgré plusieurs demandes, Le Journal n’a pas pu parler à Ricardo ces derniers jours, mais dans un entretien au magazine Voir, le mois dernier, l’homme d’affaires a confié que sa tarte publicitaire est grugée par les Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA). 

« On a perdu à peu près 45 % de nos revenus médias en deux ans, à cause des GAFA. Jamais je n’ai reçu autant de prix, mais jamais ça n’a été aussi difficile, jamais on n’a été autant en péril. S’il n’y avait pas les sauces Ricardo dans les IGA, ça serait déjà fermé... », était-il allé jusqu’à dire au Voir

- Avec la collaboration d’Andrea Valeria