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«L’affaire Léane Cohen» de Julie Rivard: un suspense féminin au rythme enlevant

L'affaire Léane Cohen
Photo courtoisie L’affaire Léane Cohen
Julie Rivard
Éditions Hugo et Cie, 345 pages

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Après avoir connu beaucoup de succès avec La Maison des Levasseur, son dernier roman, Julie Rivard renoue avec un genre qu’elle souhaite mettre de l’avant – le suspense féminin – dans son nouvel opus, L’affaire Léane Cohen. Mélange d’intrigue et de séduction, ce pink mystery ouvre la porte à un genre littéraire bien connu en milieu anglophone, mais peu fréquent en français.  

Personnage déjà présent dans un roman précédent, le sergent-détective Henrik Hanson a encaissé bien des revers : sa dernière enquête d’importance a été mise dans les mains de quelqu’un d’autre, sa maison a été incendiée et l’amour de sa vie est en prison.Après une série d’incendies survenus à Montréal, la SQ fait appel à ses services. C’est à ce moment qu’il rencontre une séduisante enquêtrice spécialisée en incendies criminels, Léane Cohen. Ils deviennent vite complices.  

Julie Rivard
Photo courtoisie
Julie Rivard

« Mon premier roman a été publié en 2009 et il était un peu dans ce genre. Il était question de la mafia, en trame de fond, mais les relations amoureuses et les relations familiales étaient au cœur du roman. J’essayais de faire comprendre ça aux éditeurs, mais ils trouvaient que c’était entre deux genres. Pourtant, je savais qu’aux États-Unis, le feminine suspense était super fort et que ça s’en venait en France. Je n’ai pas lâché. L’amour mélangé avec l’intrigue, ça se fait énormément dans les séries télé, comme Castle ou Bones. » 

Elle a finalement trouvé preneur auprès de Pierre Bourdon, éditeur de la branche québécoise de la maison d’édition Hugo et Cie. 

« La Pieuvre a été rééditée et retravaillée et porte le titre de L’affaire Éva Beck », ajoute-t-elle. 

Incendies criminels 

Dans L’affaire Léane Cohen, Julie Rivard s’est plongée dans l’univers des incendies criminels. 

« Je suis une éternelle apprenante, donc j’étais contente de me plonger dans l’univers des pompiers, de l’analyse médico-légale. » 

Dans cette histoire, elle précise qu’on se retrouve un peu dans le monde de la musique rockabilly, parce que l’enquêtrice danse le jive et chante à ses heures. 

« Il y a un côté fifties que j’adore, que j’ai pu mettre aussi dans ce roman. Ça rend le roman très coloré et très vibrant. » 

Amour et sensualité  

Julie Rivard définit le suspense féminin comme un roman dans lequel l’amour et la sensualité côtoient une enquête policière. 

« Il n’y a pas de l’amour ou du sexe gratuitement – je ne mets pas ça juste pour plaire à certains lecteurs. C’est que c’est la vraie vie », ajoute-t-elle. 

« La vie des policiers, ce n’est pas juste de courir après des criminels et faire des poursuites en voiture. Je voulais ajouter de la chaleur dans un polar, pour qu’on s’attache aux personnages, comme s’ils étaient nos amis. On veut entrer dans cette enquête, pas juste pour aller à la chasse aux indices. L’histoire d’amour ajoute un oumph et mes enquêteurs sont encore plus attachants. » 


  • Julie Rivard est enseignante et auteure. 
  • Elle a publié son premier roman en 2012 et s’est fait connaître avec Les Torrents et La Maison des Levasseur.