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Aborder le défi autrement

Penguins c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Claude Julien

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Dans le monde du sport, l’aspect psychologique peut faire la différence victoire et défaite. Parfois, il suffit d’aborder un défi d’une autre façon pour obtenir un résultat bien différent. C’est ce que Claude Julien a conseillé à ses hommes pendant le deuxième entracte.

« On a approché la troisième période comme si le pointage était encore de 0 à 0 et que l’on commençait le match », a expliqué l’entraîneur-chef du Canadien, évidemment satisfait de l’effort de ses troupiers. «Depuis un bout de temps, on sort en force en première période. On voulait répéter ce genre de période. » 

Effectivement, pour la cinquième fois au cours des 10 derniers matchs, le Tricolore a été le premier à s’inscrire à la marque. Pour la huitième fois, il détenait une avance dans un match. Pourtant, jusqu’à lundi, les Montréalais n’avaient été en mesure de savourer qu’une seule victoire.

La stratégie de Julien n’a pas empêché les Flames, parfois empotés au cours de la rencontre, de diriger 15 tirs sur le filet de Carey Price au troisième vingt. Ce dernier, en grande forme, n’a jamais bronché.

« Il a bien joué à Ottawa, ce qui nous a enlevé une tonne de pression des épaules. Avec cette victoire, il s’est présenté ce soir [lundi] dans un bon état d’esprit. Il a été aussi solide qu’il peut l’être », a indiqué le pilote franco-ontarien.

Les efforts de Poehling récompensés

Ce qui a également aidé la cause du Canadien, c’est que la contribution offensive est venue des troisième et quatrième trios. En plus de Jordan Weal, Ryan Poehling a déjoué David Rittich, marquant ainsi sont tout premier but de la saison.

« Les statistiques n’étaient pas en sa faveur. Par contre, c’est un gars qui va dans les coins de patinoire et devant le filet. Il avait des occasions de marquer, mais ça n’entrait pas. Il faisait également du bon travail en désavantage numérique en l’absence de [Joel] Armia et de Paul Byron. »

D’ailleurs, ils sont sans doute plusieurs à se demander pourquoi Jesperi Kotkaniemi joue en compagnie de Poehling et de Nick Cousins, deux joueurs dont le style est complètement différent de celui du Finlandais.

Selon Julien, l’effort que déploie Poehling match après match peut servir la cause de Kotkaniemi. 

« Quant à Cousins, il n’est pas le plus rapide, mais il amène de l’expérience », a expliqué Julien.

« En fait, on essaie d’équilibrer nos trios le plus possible, a-t-il poursuivi. Justement, ce soir [lundi], on a été en mesure d’utiliser nos quatre trios. Ce qui a fait en sorte que le rythme de notre match était meilleur. On est bien plus efficace lorsqu’on peut rouler tous nos trios, car notre niveau d’énergie est plus élevé. »