/news/currentevents
Navigation

Le procès de Nathalie Normandeau pourrait tomber en mars

Nathalie
Normandeau.
Accusée
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Nathalie Normandeau. Accusée

Coup d'oeil sur cet article

La requête en arrêt des procédures de type Jordan, déposée il y a quelques jours par Nathalie Normandeau, sera traitée en priorité, a tranché le tribunal lundi.  

Cette requête pourrait sonner le glas des procédures entamées contre l’ancienne vice-première ministre du Québec il y a près de quatre ans, à la suite d’un coup de filet de l’UPAC. 

Elle sera débattue à compter du 16 mars. Quatre jours d’audition ont été prévus. 

Le juge André Perreault a ainsi donné raison aux avocats de la défense qui demandaient d’entendre la requête Jordan avant toutes les autres requêtes qui risquent, de toute façon, de devenir caduques si elle est accueillie. 

Les coaccusés joignent leur nom 

Sans surprise, les cinq coaccusés (Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, France Michaud, François Roussy et Mario Martel) ont joint leur nom à la requête de Mme Normandeau. 

Le 16 mars est la date la plus rapprochée qui convenait aux procureurs et au DPCP. D’ici là, ils devront préparer l’audition, discuter des admissions et convoquer leurs témoins. 

La Couronne, de son côté, a tenté en vain de convaincre le magistrat d’entendre de façon simultanée la requête Jordan avec une autre requête en arrêt des procédures (celle de Marc-Yvan Côté sur les fuites médiatiques), estimant que les arguments présentés par la défense se recoupaient. 

Or, en procédant de la sorte, il aurait fallu repousser l’audition de plusieurs mois puisque celle de Marc-Yvan Côté dépend des fruits de l’enquête Serment par le Bureau des enquêtes indépendantes, laquelle n’est pas encore terminée. 

«Le public doit savoir» 

«Le public, pour avoir confiance dans le système de justice, doit comprendre ce qui s’est passé dans ce dossier aussi important au Québec. Le public doit savoir», a plaidé Me Patrice Peltier-Rivest, du DPCP.  

«Un procès n’est pas une commission d’enquête, a répliqué l’avocat de Marc-Yvan Côté, Me Jacques Larochelle. C’est plutôt l’État qui a le devoir d’informer le public d’un dérapage monumental, peut-être sans précédent, des institutions judiciaires», a-t-il martelé. 

«Alors qu’aucune date de procès n’est encore fixée, j’estime qu’il est approprié de revoir les délais et de vérifier quels sont les délais imputables à qui», a tranché le juge Perreault, rappelant qu’il avait déjà rejeté une première requête Jordan en mars 2018. 

«J’ai à l’esprit qu’on aura rajouté près de deux ans [...] Il est approprié que le tribunal, le plus rapidement possible, se repositionne», a renchéri le juge. 

Rappelons que Nathalie Normandeau fait face à des chefs d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement et de corruption dans les affaires municipales.