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Chefferie du PCC: Richard Décarie dans la course pour battre Jean Charest

Chefferie du PCC: Richard Décarie dans la course pour battre Jean Charest
Courtoisie - Mike Patton

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L’ancien organisateur politique Richard Décarie pourrait se présenter à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC) afin d’empêcher l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest de succéder à Andrew Scheer.  

Monsieur Décarie estime que l’enquête Machûrer menée par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et visant le Parti libéral du Québec est à la base de sa décision. «Si Jean Charest y va, c’est indécent. C’est indécent encore plus, quand on sait que l’enquête criminelle est toujours active», a-t-il affirmé au micro de Dutrizac à QUB radio.      

Écoutez l'entrevue complète ici:  

L’homme politique rappelle qu’il est impossible, selon lui, pour un candidat de se présenter à la chefferie s’il y a une enquête criminelle qui pèse contre lui.      

Le «seul» à droite  

Richard Décarie juge, par ailleurs, que Jean Charest ne serait pas assez conservateur pour être à la tête du PCC. À son avis, son passé comme candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur et comme premier ministre québécois sous le Parti libéral du Québec ne répondrait pas aux réels besoins du parti.      

«Je peux vous dire qu’à date, sur 14 candidats potentiels, je suis le seul qui est à droite dans l’ensemble du spectre conservateur», a-t-il affirmé.      

«L’avortement n’est pas un soin de santé»  

S’opposant fermement à l’avortement, Richard Décarie entend modifier la législation en cours et restreindre son accès. «Un soin doit être qualifié comme un soin de santé avant d’être financé. [...] Un avortement, je vous l’annonce, n’est pas un soin de santé», a-t-il lancé.      

Ne dévoilant pas officiellement sa position sur le mariage gai, monsieur Décarie entend tout de même modifier la loi sur les unions civiles et les mariages religieux. «Ce que je vais faire comme législation, c’est de modifier le terme "mariage" et le rendre exclusif au mariage religieux et toutes les autres unions seront des unions civiles», a-t-il aussi admis.      

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

L’élection du nouveau chef du Parti conservateur du Canada aura lieu le 27 juin prochain, lors d’un congrès à la direction à Toronto. 

Pas les appuis nécessaires, croit un sénateur 

L'ancien premier ministre Jean Charest n'aura pas les appuis nécessaires pour être élu à la tête du Parti conservateur du Canada, croit le sénateur et organisateur conservateur Leo Housakos 

M. Housakos dit être arrivé à cette conclusion après avoir consulté des collègues des quatre coins du pays. 

«Je peux vous dire que, malheureusement pour Jean Charest, il n'y a pas d'appuis suffisant pour une candidature à la chefferie», a affirmé le sénateur. 

«Sa [possible] candidature a créé beaucoup d'intérêt au Québec, mais je peux vous dire, comme sénateur et militant du parti au Québec, qu'elle a aussi créé un malaise», a poursuivi le politicien, en entrevue à TVA Nouvelles. 

Selon le sénateur, l'ex-premier ministre du Québec aura beaucoup de mal à convaincre la plupart des militants du parti, qui «ont vu M. Charest aller depuis 20 ans comme libéral au Québec». 

Jean Charest a dirigé le Parti progressiste-conservateur du Canada de 1993 à 1998. La formation a par la suite fusionné avec l'Alliance canadienne, donnant naissance au Parti conservateur d'aujourd'hui. 

Premier ministre libéral du Québec de 2003 à 2012, Jean Charest doit annoncer dans les prochains jours s'il se portera candidat pour succéder à Andrew Scheer. 

- Avec la collaboration de Raymond Filion, TVA Nouvelles.