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Le «Spiderman» français escalade une tour en soutien aux grévistes

Le «Spiderman» français escalade une tour en soutien aux grévistes
AFP

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Alain Robert, le «Spiderman» français, a escaladé à mains nues lundi matin la tour Total à La Défense, quartier d'affaires proche de Paris, en soutien à la grève contre la réforme des retraites, a constaté une journaliste de l'AFP.  

«Les gens passent déjà 40 années à aller au charbon, souvent pour un travail qu'ils n'aiment pas. On veut continuer à vivre décemment», a expliqué Alain Robert avant de commencer l'escalade.  

Le grimpeur de 57 ans, spécialiste de l'escalade de gratte-ciel, a entamé aux alentours de 10h30 l'ascension des 187 mètres de la tour Total avant d'atteindre le sommet 52 minutes plus tard.  

 

Le «Spiderman» français escalade une tour en soutien aux grévistes
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«Il faisait très froid, je ne sentais plus l'extrémité de mes doigts, c'était délicat. Et puis je n'ai plus la même patate qu'il y a 20 ans!», a-t-il plaisanté à l'issue de son ascension, avant d'être emmené par la police.  

À travers cet exploit, Alain Robert a voulu montrer son soutien à la grève contre la réforme des retraites, un «combat» qu'il juge «légitime».  

 

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«À 57 ans, je ne suis techniquement pas loin de la retraite. Et ma seule façon de gagner de l'argent, c'est de grimper. Est-ce qu'il va falloir que je continue à grimper en solitaire jusqu'à 64? Ou bien 67 ans?», a-t-il demandé ironiquement.  

Comme il en a l'habitude, ce spécialiste du solo intégral a grimpé à mains nues, sans assurance, sous les yeux ébahis de quelques passants.  

 

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En août, il avait grimpé les 68 étages du Cheung Kong Center, à Hong Kong, pour déployer une banderole pour la paix entre la Chine et l'ex-colonie britannique, en pleine crise politique.  

En 2015, son escalade de la tour Engie, déjà à La Défense, visait à militer pour «un système bancaire plus transparent».