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Un court métrage québécois en lice

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Le cinéma québécois s’invite aux Oscars encore cette année grâce à la réalisatrice montréalaise Meryam Joobeur qui a décroché lundi matin une nomination pour son court métrage Brotherhood.   

C’est la seconde année d’affilée que des Québécois s’illustrent aux Oscars dans la catégorie du meilleur court métrage de fiction. L’an passé, les cinéastes Marianne Farley et Jérémy Comte avaient obtenu chacun une nomination pour ce prix avec leurs films respectifs Marguerite et Fauve (mais les deux étaient finalement repartis bredouilles).  

Fait inusité : la productrice de Fauve, la Québécoise Maria Gracia Turgeon, a aussi produit Brotherhood. À 28 ans, elle aura donc la chance de fouler le tapis rouge des Oscars pour une seconde année d’affilée. « C’est surréel », souligne la jeune productrice.  

  

Meryam Joobeur
Photo Pierre-Paul Poulin
Meryam Joobeur

Maria Gracia Turgeon et Meryam Joobeur s’étaient réunies tôt lundi matin dans un local du Mile-End pour suivre en direct le dévoilement des nominations des Oscars avec des proches et des membres de l’équipe du film : « Comme les nominations sont annoncées par ordre alphabétique, on savait que si notre film était finaliste, il serait nommé en premier, raconte Meryam Joobeur en riant. Quand on a entendu Brother­hood, tout le monde s’est mis à crier. Certains ont pleuré. Ç’a été un moment très touchant. »  

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Rêver aux Oscars  

Tourné en Tunisie en mars 2018, Brotherhood raconte l’histoire d’un berger tunisien qui est déchiré entre sa loyauté envers sa famille et ses principes moraux. Le film a été présenté dans plus de 150 festivals où il a remporté une soixantaine de prix.  

Brotherhood procure un grand sentiment de fierté au Québec, mais aussi dans le pays d’origine de Meryam Joobeur, la Tunisie : « Il faut savoir que c’est la première fois qu’un film tunisien est nommé aux Oscars. Ça me permet de partager cette nomination avec beaucoup de gens », dit-elle.  

Meryam Joobeur a passé son enfance entre les États-Unis (où elle est née) et la Tunisie. Elle est arrivée à Montréal il y a 11 ans, à l’âge de 17 ans. C’est en étudiant le cinéma à l’Université Concordia qu’elle a découvert une passion pour la réalisation : « C’est drôle, parce que quand j’ai choisi de faire du cinéma, j’ai eu ce rêve d’aller un jour aux Oscars. Mais ça m’est un peu sorti de la tête au cours des dernières années. C’est spécial que ça m’arrive là, aujourd’hui, alors que je n’y pensais plus. »