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Un plan d'action pour diminuer les fugues

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Les nombreux cas de fugues à Montréal, mais aussi dans les banlieues, comme Laval et Longueuil, ont forcé les policiers et les intervenants à revoir leurs façons de faire. 

Le Centre jeunesse de la Montérégie a réagi pour aider les jeunes filles à ne pas succomber aux fausses promesses, qui peuvent mener à la prostitution. 

«Les garçons vont fuguer un peu plus, mais beaucoup moins longtemps. Les filles fuguent moins, mais beaucoup plus longtemps», a expliqué Sophie Dubuc, conseillère-cadre au CISSS de la Montérégie-Est. 

Sur les quelque 800 jeunes hébergés au Centre jeunesse de la Montérégie, 213 sont des fugueurs reconnus. À eux seuls, une vingtaine de jeunes sont responsables de plus du tiers des fugues. 

Afin de faire diminuer le nombre de fugues, le centre jeunesse a créé un programme qui identifie ceux et celles qui sont les plus à risque de prendre la poudre d'escampette dès le début de leur hébergement. 

«On ouvre le sujet avec le jeune et ses parents. On dit, évidemment, qu'on ne souhaite pas qu'il fugue, mais que, si jamais ça arrivait, comment on va intervenir. Nos unités, maintenant, ont toutes des téléphones avec des comptes Messenger. Les unités vont s'engager à envoyer un message aux jeunes et, étonnamment, ils répondent!», a détaillé Mme Leduc. 

Le programme, qui a été implanté dans toutes les unités l'automne dernier, commence à porter ses fruits. Le nombre de fugues a chuté de 33% chez les fugueurs chroniques, s'est enthousiasmée Mme Leduc. 

Les intervenants sont, tout particulièrement, préoccupés par le sort des jeunes fugueuses, qui risquent de tomber entre les mains de proxénètes. 

«On ne veut pas qu'elles aillent dans le métro et qu'elles rencontrent quelqu'un qui va leur offrir de passer la nuit au chaud, on veut qu'elles passent la nuit au chaud avec nous! Donc, vraiment, on essaie de les garder le plus proche possible de nous pour qu'elles ne tombent pas dans les griffes des proxénètes», a martelé Mme Leduc. 

L'an passé, la police de Longueuil est intervenue dans 600 dossiers de fugue, dont 200 relatifs à de possibles exploitations sexuelles. 

La police et le centre jeunesse collaborent avec des chercheuses de l'Université de Sherbrooke, qui publient sur le web une série de vidéos pour prévenir les fugues et la prostitution.