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Bouffée de fraîcheur dans le paysage sportif

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Danny Maciocia et Mario Cecchini savent qu’ils ont du pain sur la planche.

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Danny Maciocia et Mario Cecchini attendaient leur tour depuis longtemps. Maciocia pensait qu’il ne lui faudrait que quelques années pour revenir avec les Alouettes quand il avait quitté le nid pour se joindre aux Eskimos d’Edmonton.

Son souhait a mis 18 ans à se réaliser. Quant à Cecchini, il a dû patienter 10 ans.

Les deux hommes se lancent dans l’aventure tête première. Ils savent qu’ils ont du pain sur la planche. Ils rencontreront probablement des cônes orange, mais ils sont d’attaque. Ils ne vont pas jusqu’à garantir la coupe Grey dès cette année.

 Mais Gary Stern, celui qui cosignera leur chèque de paie avec Sid Spiegel, répète à qui veut l’entendre que c’est l’objectif.

On a d’ailleurs assisté à un beau moment d’humour à la conférence de presse d’hier lorsque Maciocia a déclaré qu’il ne donnait aucune garantie pour quoi que ce soit.

 « Oui, tu l’as fait », lui a lancé Stern du tac au tac.

La seule ligne de pensée

Lui, il y croit dur comme fer.

« Je n’ai jamais entrepris un projet sans être confiant et positif, a affirmé Stern.

« Tout est possible si vous vous entourez de personnes compétentes. Je crois vraiment que nous pouvons gagner cette année. 

« La semaine dernière, j’ai dit que nous avions d’excellents candidats en vue. Vous les avez devant vous aujourd’hui. »

Enfin du positif

Vous savez quoi ?

Il fait bon de voir l’une de nos équipes professionnelles montréalaises soulever de l’enthousiasme. C’est une bouffée de fraîcheur.  

Stern a raison de penser grand.

Elvis Gratton nous le rappelle constamment. Comme il dit : « Think big ! »

C’est différent que d’entendre : « On vise une place dans les séries. » Et, ça ne s’applique pas qu’au Canadien, mais à l’Impact aussi. 

« La pire chose qui pourrait nous arriver serait qu’on dispute notre premier match de la saison sans croire à nos chances », a commenté Maciocia là-dessus. On va connaître des moments difficiles et vivre de l’adversité. Mais si on a un plan et que l’on y croit, tout est possible. »

Il y a 50 ans...

Les vieilles peaux que sommes moi et Rodger Brulotte, dont un peut voir les photos de la conférence d’hier dans nos pages, avons rappelé à Maciocia et à Cecchini que les Alouettes avaient remporté la coupe Grey lors de l’an I de l’ère Sam Berger.

C’était il y a 50 ans.

De 1967 à 1969, les Alouettes avaient conservé une fiche de 7-31-4. Sam Berger a acheté l’équipe de Ted Workman, sous qui les joueurs étoiles Sam Etcheverry et Hal Patterson furent échangés aux Tiger-Cats de Hamilton pour une bouchée de pain, en 1960.

Berger avait confié le poste de directeur général à Red O’Quinn, une autre cible préférée de Sam Etcheverry avec Patterson dans les années 1950. Etcheverry a été fait entraîneur-chef et J.I. Albrecht, un homme qui avait les allures d’un officier militaire, fut nommé directeur du recrutement.

Les Alouettes ont terminé la saison 1970 au troisième rang de la division Est avec une fiche de 7-6-1. Mais ils remportèrent la coupe Grey, la deuxième de leur histoire et leur première depuis 1949.

La cerise sur le sundae

Maciocia, qui était âgé alors de 3 ans, avait les yeux ronds en nous écoutant raconter l’histoire.

« Hé ! Ne me mettez pas plus de pression que j’en ai déjà », nous a-t-il lancé en riant.

Mais vous pouvez parier qu’il va tout donner pour y arriver. Il se souviendra toujours de la conquête de la coupe Grey qu’il a vécue à titre d’entraîneur-chef des Eskimos, en 2005. Mais une coupe Grey à Montréal, ce serait le summum, la cerise sur le sundae pour celui qui a gagné la coupe Vanier, en 2014, au stade où jouent les Alouettes.

Son entraîneur-chef Khari Jones estime lui aussi qu’il n’est pas loufoque de viser le sommet dès cette année.

 « C’est le but », a-t-il dit.

 « Je voulais gagner l’an dernier. L’occasion était vraiment là en dépit des prédictions de tous ceux qui n’y croyaient pas.

« Il ne fait aucun doute dans mon esprit que l’on peut y arriver cette année. C’est ce que je vise. Les fondations sont en place. C’est sûr que de nouvelles figures viendront s’ajouter à la formation, mais on mise déjà sur un bon groupe de joueurs.

« La chose la plus importante sera de s’améliorer en tant qu’équipe et de faire réaliser à nos joueurs le potentiel qu’ils possèdent. »