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Engorgement aux urgences: le manque d’empressement de la ministre McCann dénoncé

La ministre de la Santé, Danielle McCann
Photo d'archives, Simon Clark La ministre de la Santé, Danielle McCann

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QUÉBEC | Le député libéral André Fortin dénonce le manque d’empressement de la ministre de la Santé à mettre en place des solutions pour réduire le temps d’attente aux urgences alors que la saison de la grippe bat son plein au Québec.  

«On dirait qu’elle se dit: “Oui, on va le faire, mais on va le faire éventuellement.” Mais le problème, c’est que les gens sont malades aujourd’hui, ils ont besoin de services aujourd’hui, et le service est moins bon qu’il était», a dit M. Fortin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de Santé, lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale, mardi.   

Après avoir testé une vingtaine de cliniques d’hiver de la grande région de Montréal durant plusieurs heures au cours des derniers jours, Le Journal a révélé mardi qu’il est très difficile de voir un médecin rapidement dans le système public.   

Ces cliniques, mises en place depuis deux ans, doivent pourtant permettre de désengorger les urgences pendant la période hivernale, lorsque leur achalandage connaît son apogée.   

Mardi, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a reconnu que l’instauration des cliniques d’hiver ne pourrait pas régler, à long terme, le problème de l’engorgement aux urgences.   

«Ce n’est pas suffisant, a-t-elle indiqué en entrevue à QUB radio. Les cliniques d’hiver qu’on a mises en place [...] c’est une tentative pour donner davantage d’accès en première ligne dans les cliniques aux citoyens dans la période hivernale, où il y a plus de besoins.»     

  • Écoutez ici l'entrevue de la ministre Danielle McCann avec Benoît Dutrizac à QUB radio.   

Selon elle, la solution à long terme passe par une amélioration de la première ligne. Les deux projets de loi déposés l’automne dernier afin de donner davantage d’autonomie aux pharmaciens et aux infirmières praticiennes spécialisées vont en ce sens, estime-t-elle.   

Elle a répété qu'elle souhaite revoir le mode de rémunération des médecins de famille, dans l’espoir qu'ils puissent voir plus de patients.   

«D’abord, changer le mode de rémunération des médecins de famille, qu’ils soient payés par patient et non par acte, leur donner la possibilité d’intervenir par téléphone ou par internet, ça libère du temps et c’est fait dans d’autres provinces du Canada», a-t-elle indiqué en entrevue.   

Enfin, elle rappelle la promesse de son gouvernement de réduire à 90 minutes le temps d’attente aux urgences, mais rappelle que la Coalition avenir Québec s’est engagée à atteindre ce chiffre à l’intérieur d’un premier mandat, soit à l’horizon 2022.

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