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Projet de loi 40: Québec solidaire inquiet du sort réservé aux animateurs de vie spirituelle

La députée solidaire Christine Labrie
Photo d'archives, Simon Clark La députée solidaire Christine Labrie

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Québec solidaire s’inquiète du sort réservé aux animateurs de vie spirituelle dans le projet de loi 40 du ministre Jean-François Roberge sur la gouvernance scolaire. 

S’il transforme les commissions scolaires en centres de service, le texte de loi caquiste raye également la mention «spiritualité» de la Loi sur l’instruction publique. 

Selon la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ), ce geste «met en péril» les Services d’animation spirituelle et d’engagement communautaire, qui a remplacé la pastorale et l’animation religieuse dans les écoles publiques au début des années 2000. 

Selon la députée solidaire Christine Labrie, les animateurs de vie spirituelle et communautaire ont une fonction importante auprès des jeunes, notamment «dans leur réflexion et leur cheminement identitaire». 

«Je ne pense pas qu’on doit retirer les animateurs de vie spirituelle et communautaire, on peut renommer ça autrement, peut-être, si le ministre est irrité par le mot spirituel, mais il faut comprendre que ces personnes-là ne font pas d’enseignement religieux», plaide l’élue de Sherbrooke. 

Ces intervenants, qui font partie de la liste des professionnels du réseau de l'éducation, «rendent des services importants aux jeunes, notamment tout ce qui concerne l’expérience de développement identitaire, les jeunes qui vivent un deuil par exemple, qui ont à apprivoiser ça», insiste Mme Labrie. 

Liberté de conscience des élèves 

Dans son mémoire présenté aux élus, la CDPDJ met en garde le gouvernement Legault contre des changements qui viendraient réduire la portée du droit à la liberté de conscience et de religion garantie aux élèves. 

«Après l’interdiction du port de signes religieux imposés aux directeurs, directeurs adjoints et enseignants de l’école publique au Québec, assisterons-nous à l’avenir à la mise en œuvre de nouvelles limitations qui viendront réduire auprès des élèves, cette fois, la portée de la liberté de conscience et de religion?», peut-on lire dans le document. 

Roberge rassurant 

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on assure que cette profession n’est pas en péril. «Elle sera ultérieurement redéfinie en des postes d’animateurs en développement personnel et à l’engagement communautaire via une modification au Régime pédagogique», a précisé son porte-parole. 

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