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Toujours en négociations

La convention collective de la MLS vient à échéance le 31 janvier

Impact de Montréal
Photo Pierre-Paul Poulin Le gardien Evan Bush et ses coéquipiers de l’Impact ont amorcé leur séance d’entraînement mardi.

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C’est avec une toute nouvelle tignasse qu’Evan Bush s’est présenté à la séance d’entraînement de l’Impact, lui qui avait le crâne rasé depuis une bonne dizaine d’années. 

Il aurait été intéressant de discuter de ce que la prochaine saison lui réserve, mais il a surtout été question des négociations entre l’Association des joueurs et la Major League Soccer, puisque la convention collective actuelle vient à échéance le 31 janvier. 

Bush est le représentant de l’Impact auprès de l’Association des joueurs et il est bien au fait des négociations qui se déroulent depuis quelques mois. 

« Je crois qu’il y a eu des mouvements positifs de part et d’autre, a-t-il indiqué en se montrant rassurant. Il y a eu une grosse avancée dans les dernières semaines, de décembre et jusqu’au début de janvier. Je considère qu’il y a de bonnes avancées. » 

Plus soudés 

« La plupart des gars se concentrent actuellement sur leur retour à la séance d’entraînement et laissent le personnel dans les bureaux travailler. Mais il y a beaucoup d’échanges entre les joueurs à travers la ligue, et ce, tous les jours. » 

Donc, même si les négociations semblent aller bon train, les joueurs se serrent tout de même les coudes, juste au cas. 

« Si on compare avec 2015, il y a plus d’informations qui circulent, ce qui fait en sorte que le groupe est plus soudé. » 

Il va sans dire que personne n’a intérêt à ce qu’il y ait un conflit de travail, à commencer par l’Impact et les quatre autres formations impliquées dans la Ligue des champions, qui pourraient passer à côté de leurs huitièmes de finale, à la mi-février. 

« Personne ne veut d’un arrêt de travail, que ce soit de notre côté ou du côté de la MLS, mais il y a encore beaucoup à faire. Nous négocions de bonne foi en espérant que les choses se passent bien. » 

Rester au camp 

En ce sens, tout indique que les joueurs resteront sur les terrains même si une entente n’est pas conclue à la fin du mois. 

« Il semble que si une entente n’est pas ficelée d’ici le 31 janvier, les gars vont rester au camp, c’est du moins ce que je comprends. 

En 2015, la convention a expiré pendant le camp et tout le monde est resté. Tant qu’on voit qu’il y a un chemin vers une entente des deux côtés, ça ne sera pas positif pour les deux parties de se retirer. » 

Bush a rappelé que l’entente est bonne avec la ligue, de sorte qu’on peut penser que le dossier va se régler. 

« Nous devons travailler ensemble et nous avons une bonne relation de travail avec la ligue, mais quand les choses deviennent tendues dans les dernières heures, on ne sait pas ce qui peut arriver. » 

Priorité 

Bush n’a pas voulu préciser quelles sont les priorités des joueurs dans ces négociations. 

« Je ne sais pas s’il y a un dossier en particulier qui est au sommet de nos priorités ; c’est une combinaison de facteurs. » 

On peut toutefois penser que les vols nolisés sont au cœur du débat. Les équipes ont droit à un nombre très limité de vols nolisés annuellement, voyageant presque exclusivement sur des vols commerciaux. 

C’est devenu un irritant pour plusieurs joueurs, surtout qu’il y a eu de nombreux problèmes l’an passé. L’Impact a notamment été contraint de voyager le jour même d’un match en Nouvelle-Angleterre en raison d’un vol annulé la veille.