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Un meurtrier conserve son téléphone en prison

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Un homme de Saint-Lin–Laurentides en prison pour le meurtre sordide de son ex-conjointe survenu il y a trois ans a quand même son téléphone en prison avec lui depuis un an.  

Max Aubin a tué son ex-conjointe Mylène Laliberté en lui assénant 62 coups de couteau, le 13 janvier 2017. Il a plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité.     

En prison provinciale depuis trois ans, Max Aubin a développé une nouvelle relation amoureuse.     

Le 29 juillet, il a publié une photo sous laquelle il a écrit : «Je t'aime, ma femme, ma moitié, ma perle. Huit mois à tes côtés, je suis l'homme le plus heureux».    

  • Daniel Benson, conférencier et ex-détenu, est revenu sur le sujet à QUB Radio:

La famille de la jeune femme est inquiète. «C'est une personne qui peut se laisser facilement influencer», explique Dolores Mallet, la grande tante de sa nouvelle petite amie.    

La photo montre également qu’il a pris cet autoportrait dans sa cellule, juste à côté de son lit. Aubin a plaidé coupable de meurtre non prémédité, en décembre dernier, et a ainsi écopé de prison à vie.    

«Ce que j'ai su, c'est qu'il pouvait communiquer avec ma petite-nièce 10 fois par jour. C'est la garder comme prisonnière! Puis, j'ai vu des choses comme: "Elle m'appartient, dégage"» ajoute Mme Mallet.    

«Il n'y a personne qui n’appartient à personne! Alors, s'il n'a pas compris ça, je me demande quand il va comprendre», insiste la dame.      

À compter de jeudi, il sera transféré dans un établissement fédéral. La famille craint le pire, notamment s’il venait à avoir le droit de recevoir des visites conjugales.     

Ses proches disent avoir interpellé le ministère de la Sécurité publique, mais les fonctionnaires leur auraient répondu de porter plainte à la police pour obtenir une interdiction de contact.     

Ils racontent être ensuite allés voir la police qui a affirmé que l'homme ne représente pas un danger puisqu'il est incarcéré.    

L'Association des familles des personnes assassinées et disparues (AFPAD) n'en revient pas de voir que l'individu puisse se photographier.    

«C'est illégal, premièrement, qu'ils utilisent Internet à l'intérieur des centres de détention. On ne sait pas comment il a fait pour bâtir sa page Facebook, on n'a aucune information. Ce qu'on se dit, c'est que le ministère de la Sécurité publique a l'obligation de protéger la société contre des gens qui sont dangereux», conclut Nancy Roy, directrice générale de l’AFPAD.