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Il agrandit sa cellule à coup de banc de métal

Un détenu a défoncé un mur et causé tout un émoi au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines samedi dernier

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Un détenu du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines a réussi à défoncer le mur de béton de sa cellule à l’aide d’un banc de métal, causant tout un émoi dans l’établissement carcéral le week-end dernier, a appris Le Journal. 

«On a été chanceux que ça ne dérape pas plus. Ça aurait bien plus mal finir. C’est très inquiétant que ça soit survenu. Ce n’est pas normal et [il] faut que ça soit pris au sérieux», a soutenu Frédérick Lebeau, président de la section québécoise du Syndicat des agents correctionnels du Canada. 

Un peu avant minuit samedi dernier, mais après le compte quotidien de 23h, l’homme incarcéré dans le secteur de l’unité intervention structurée du Centre régional de réception aurait réussi à dévisser un banc de métal se trouvant dans sa cellule.  

Il aurait par la suite démoli un mur de béton à l’aide de l’objet, assez pour pouvoir se rendre dans la cellule voisine. 

Personne n’a été blessé lors de cet incident, qui s’est terminé vers 2h10, et qui a été qualifié de «prise d’otage» par Service correctionnel Canada (SCC). 

Construction pas adaptée 

Selon Frédérick Lebeau, une construction défaillante serait à pointer du doigt pour expliquer que le mur d’une prison ait pu être détruit de cette manière. 

«C’est pas tant que les installations sont désuètes, c’est que les normes de construction ne sont pas adaptées, a affirmé le président du syndicat. La solution: il faut améliorer ces normes et faire des rénovations.» 

Il ajoute que les agents correctionnels de l’établissement des Basses-Laurentides sont sur leurs gardes depuis l’événement, craignant que ça se produise de nouveau. 

Dans une réponse laconique par courriel, SCC a assuré «que la sécurité du public, de nos employés et des délinquants» est sa «priorité absolue». 

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours. Selon nos informations, l’hypothèse d’une prise d’otage a été écartée, mais des accusations de méfait pourraient être déposées.