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La bouteille à la mer de Michael Seals

L’Américain a surmonté plusieurs embûches au cours de sa carrière

Michael Sals
Photo courtoisie, Top Rank Michael Seals montre une fiche de 24-2 et 18 K.-O. chez les professionnels.

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VERONA, New York  |  Les réseaux sociaux regorgent de belles histoires de persévérance et de détermination. Celle du prochain adversaire d’Eleider Alvarez, Michael Seals, fait partie de cette catégorie.

Au début de 2019, l’Américain (24-2, 18 K.-O.) n’avait pas de promoteur et sa carrière était dans une impasse. C’est à ce moment qu’il a décidé d’envoyer un message au matchmaker de Top Rank, Brad Goodman, sur Facebook. 

« J’étais un peu désespéré, a raconté Seals lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal jeudi. C’était comme d’envoyer une bouteille à la mer. 

Je croyais que Brad ne me répondrait pas avant quelques jours. À ma grande surprise, il m’a répondu quelques minutes plus tard. Je ne serai pas jamais assez reconnaissant envers Brad et Top Rank.»

Seals a saisi sa chance, alors qu’il a remporté ses deux premiers combats avec Top Rank par knock-out. Ce qu’il l’a conduit au duel de samedi contre Alvarez.

« Ce sera le combat le plus difficile de ma carrière, a-t-il confirmé. C’est le meilleur adversaire que j’aurai affronté jusqu’à maintenant. Je suis excité de montrer mon savoir-faire au monde entier et le type de boxeur que je suis. »

 UBER pour survivre

Avant ce second souffle, la carrière de Seals a été remplie de hauts et de bas. En 2018, il est notamment devenu chauffeur pour UBER pour joindre les deux bouts à la fin du mois. 

« L’histoire de ma vie se résume à un mot : persévérance, a souligné le boxeur de 37 ans. Je suis habitué à affronter de l’adversité. 

« J’ai travaillé pour UBER afin de garder ma carrière et mon rêve de devenir champion du monde bien vivants. Mon moral était à son plus bas niveau et j’ai détesté ce boulot. Même si j’étais dans cette situation, j’espérais toujours avoir ma chance dans un combat d’envergure un jour. 

« C’est pour cette raison que je crois que je vais venir à bout d’Alvarez. C’est mon heure. »

La piqûre 

Au début des années 2000, Seals était secondeur au football. Son plus haut fait d’armes est d’avoir évolué dans la NCAA avec l’Université Alabama A&M. Comment s’est-il retrouvé dans un ring de boxe ?

« J’en avais fini avec le football et je voulais demeurer en bonne forme physique, a-t-il raconté. Lorsque j’étais enfant, j’avais toujours voulu essayer la boxe. 

« Lors de mon premier sparring, je suis tombé en amour avec ce sport de façon instantanée. »

Michael Seals tentera de maintenir l’espoir de se retrouver dans un combat de championnat du monde samedi contre Eleider Alvarez. Il faudra voir si l’Américain aura les outils nécessaires pour le faire.