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Brésil: les sites des JO de Rio finalement fermés au public

Brésil: les sites des JO de Rio finalement fermés au public
Photo AFP

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BRASILIA | La municipalité de Rio de Janeiro a finalement annoncé, vendredi, avoir décidé de fermer les installations olympiques des Jeux de Rio 2016 après une décision de la justice lui en donnant l’ordre, dans une période de 48 heures, jeudi. 

Cette fermeture est effective depuis 16h44 locales, a indiqué la mairie dans un communiqué, sans plus de détail. 

Celle-ci avait pourtant fait appel, vendredi, de cette décision prise par un juge «pour préserver la sécurité de la population», en raison des «spectacles et concerts» qui y sont régulièrement organisés. Le Parc olympique de Rio a notamment accueilli, fin septembre, le méga festival Rock in Rio, qui a réuni plus de 700 000 personnes sur sept jours de concerts. 

Dans sa décision consultée par l’AFP, le juge répond favorablement à une demande du parquet fédéral de Rio d’interdire la tenue d’évènements dans les installations olympiques jusqu’à ce que la mairie présente les certificats de sécurité garantissant leur bon fonctionnement. 

La mesure touche notamment le Parc olympique de Barra da Tijuca, poumon des JO de 2016, dans un quartier touristique de l’ouest de Rio où se trouvent, entre autres, les arènes multisports, le centre de tennis et le vélodrome. 

Elle concerne également la région de Deodoro, quartier populaire à 40 kilomètres au nord de Copacabana, qui avait accueilli des disciplines comme l’équitation, le rugby, le hockey sur gazon et le canoë-kayak. 

Le procureur Leandro Mitidieri, responsable de l’affaire au Parquet fédéral de Rio, a notamment pointé du doigt le fait que les installations n’aient jamais obtenu les licences en bonne et due forme qui auraient dû être délivrées dès la fin du chantier. 

«Il n’y a eu qu’une succession de licences provisoires. Ce n’est pas possible que cette situation perdure depuis plus de trois ans», a affirmé le procureur jeudi lors d’une conférence de presse. 

«Il faut en finir avec cette culture qui fait qu’on peut laisser fonctionner des installations de façon précaire, avec des licences provisoires, jusqu’à ce qu’il y ait une tragédie», a-t-il ajouté. 

Le procureur faisait allusion à la mort, en février 2019, de dix jeunes joueurs du centre de formation du club de soccer Flamengo lors de l’incendie de logements préfabriqués. 

Les infrastructures des Jeux de 2016, les premiers jamais tenus en Amérique du Sud, avaient été vivement critiquées pour leur coût faramineux, environ 12,5 G$, et les scandales de corruption ayant entouré les chantiers.