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Drame conjugal à Mascouche: «Pas un éclair dans un ciel bleu»

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Bien que plusieurs éléments du meurtre conjugal perpétré à Mascouche restent à être éclaircis, la sensibilisation à la violence conjugale est plus importante que jamais pour éviter d’autres drames semblables.   

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Selon des témoignages de l’entourage recueillis par TVA Nouvelles, le couple composé de Jaël Cantin et Benoit Cardinal semblait filer le parfait bonheur avec ses six enfants âgés de 1 à 12 ans.       

«Le conjoint va maintenir un contrôle total sur sa conjointe et sur sa famille pour que rien ne transparaisse de l’extérieur: tout semble parfait», explique Manon Monastesse, la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.       

Cet isolement est l’un des principaux problèmes du dépistage des situations de violence conjugale, selon la spécialiste qui intervient auprès de femmes violentées.       

Démission quelques jours plus tôt   

Le père de famille et principal suspect du meurtre de Jaël Cantin a remis sa démission vendredi passé à son employeur, le CISSS de Laval.    

L'homme ayant été épinglé pour avoir échangé des messages explicites avec une mineure du Centre jeunesse où il travaillait, l'établissement a ouvert une enquête en décembre dernier.    

Lors d'une rencontre de suivi vendredi dernier, Benoit Cardinal a remis sa démission. Cette situation, bien qu’elle n’excuse en rien la gravité du geste, pourrait faire partie de l’équation.       

«Il y a souvent une escalade de violence avec les années: violence psychologique, violence physique, violence économique pour en arriver à la dernière et ultime étape qui est la violence physique et l’homicide» ajoute Mme Monastesse.      

«La façade»   

Marylin Huet, victime de violence conjugale, fait également référence à cette façade qui permet de ne pas éveiller les soupçons.       

«Il y a la façade que tout le monde voit. Ça va bien, on a l’air amoureux. Mais c’est tellement plus profond que ça.       

«En tant que victime, on veut aller chercher de l’aide et il faut s’entourer de personnes, parce que si on prend trop de distance avec nos proches, la seule personne-ressource qu’il nous reste est notre agresseur» explique Marylin Huet, qui a vécu de la violence conjugale en 2012.       

Marylin Huet croit que la sensibilisation à la violence doit commencer le plus tôt possible pour ainsi éviter que de nombreux enfants continuent à vivre quotidiennement dans un contexte de violence.       

«Pour eux [les enfants], c’est normal d’avoir des claques au visage, c’est normal d’avoir un coup de pied dans le derrière. Il faut continuer d’en parler et particulièrement auprès des jeunes», conclut la jeune femme.       

   

  • Pour demander de l’aide à SOS violence conjugale, composez le 1 800 363-9010.