/news/currentevents
Navigation

Drame de Mascouche: «Les enfants continuent d’aimer leurs parents»

Coup d'oeil sur cet article

Les six enfants de Jaël Cantin, la femme de Mascouche victime d’un meurtre cette semaine, et de son conjoint Benoit Cardinal, accusé dans cette affaire, se sont retrouvés déracinés du jour au lendemain, sans parent.  

• À lire aussi: Drame conjugal à Mascouche: «Pas un éclair dans un ciel bleu»  

• À lire aussi: Son conjoint arrêté pour le meurtre  

• À lire aussi: Meurtre à Mascouche: le suspect venait de démissionner   

• À lire aussi: Une mère enlevée à ses 6 enfants à Mascouche: son conjoint arrêté pour le meurtre  

Stéphanie Deslauriers, éducatrice spécialisée, a expliqué, vendredi, que le processus sera long avant que les enfants, qui étaient tous présents au moment du drame, retrouvent une vie normale.  

«Ils sont conscients à des degrés différents de ce qui s’est produit. Il va y avoir tout ce qui est émotions contradictoires par rapport au père. C’est mon papa, je l’aime, mais c’est à cause de lui que je n’ai plus de maman», a-t-elle mentionné à l’émission «LCN Maintenant».  

«Les enfants continuent d’aimer leurs parents, donc les enfants vont continuer d’aimer leur père, mais ils risquent d’être confrontés à des sentiments très contradictoires.»  

Les enfants du couple, âgés de 1 à 12 ans, devront avoir un suivi psychologique important. «Ils sont rendus à des stades développementaux différents, ils ont des compréhensions différentes. Elle va grandement diverger entre l’enfant de 1 an qui cherche ses parents; pour le grand de 12 ans, il est pleinement conscient», ajoute-t-elle.  

Le drame peut également avoir des répercussions chez d’autres enfants qui connaîtraient la famille, que ce soit des amis ou des compagnons de classe.  

«Dans notre tête, on a l’impression que ce genre de situation survient à des personnes qu’on ne connaît pas, dans des pays lointains, et que nous on est complètement immunisés, mais ça fait en sorte que ça concrétise cette réalité», a dit Mme Deslauriers.  

Selon elle, si un enfant en parle à son parent, il faut lui expliquer à la mesure de sa compréhension. «On va recommander de répondre aux questions sans aller plus loin», a-t-elle précisé.  

Si vous avez besoin d’aide:  

SOS Violence conjugale  

www.sosviolenceconjugale.ca  

1 800 363-9010  

Centre d’aide aux victimes d’acte criminel  

www.cavac.qc.ca  

1 866 le CAVAC (532-2822)  

Ligne québécoise de prévention du suicide  

www.aqps.info  

1 866 APPELLE (277-3553)