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«Mauvais garçons pour la vie»: deux flics ennuyeux à Miami

«Mauvais garçons pour la vie»: deux flics ennuyeux à Miami
Photo d'archives, Agence QMI

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Will Smith et Martin Lawrence sont de retour pour une troisième fois dans la franchise Mauvais garçons. Mais était-ce vraiment nécessaire?  

Le film débute sur les chapeaux de roues alors que les policiers Mike Lowery (Will Smith) et Marcus Burnett (Martin Lawrence) roulent à tombeau ouvert dans les rues de Miami. C’est que les deux hommes se rendent à l’hôpital saluer l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, Marcus étant désormais grand-père.   

On revient rapidement aux choses plus sérieuses lorsque Isabel Aretas (Kate del Castillo) s’évade d’une prison mexicaine dans un bain de sang. Veuve d’un baron de la drogue et ancien amour de Mike, elle envoie son fils Armando (Jacob Scipio) sur les traces de toutes les personnes qui ont permis l’arrestation et la mort de son défunt époux. Mike survit de justesse à la première tentative d’assassinat et décide, une fois remis, de partir sur les traces du duo pendant que Marcus goûte aux joies d’une retraite bien méritée.   

Son patron, le capitaine Howard (Joe Pantoliano), l’intègre comme observateur au sein du groupe de jeunes flics (Vanessa Hudgens, Charles Melton et Alexander Ludwig) mené par Rita (Paola Nuñez). On se doute bien que Mike n’en fera qu’à sa tête et que les méchants seront mis hors d’état de nuire, avec une ouverture sur un quatrième volet possible si le box-office est au rendez-vous.   

Les réalisateurs Adil El Arbi et Bilall Fallah travaillent du mieux qu’ils le peuvent à partir du scénario de Chris Bremner, Peter Craig et Joe Carnahan, mais cela ne suffit pas. Les scènes d’action et les plaisanteries (dont bon nombre ne font pas rire) ne parviennent pas à faire oublier le vide et l’inutilité d’une histoire dont le dernier volet remonte à il y a 17 ans.   

Les 123 minutes de ce Mauvais garçons pour la vie – on y aperçoit même le producteur Michael Bay en maître de cérémonie d’un mariage – n’apportent pas grand-chose tant le long métrage est calqué sur ses prédécesseurs... avec tout ce que cela suppose de démodé.     

  • Note: 2,5 sur 5