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Pour le Québécois Dean DeBlois, le cinéma d'animation n'a pas de limites

Pour le Québécois Dean DeBlois, le cinéma d'animation n'a pas de limites
Photo AFP

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Parole d’un spécialiste en la matière, nous n’avons encore rien vu. Selon le cinéaste québécois derrière la trilogie des films Dragons et quadruple finaliste aux Oscars, Dean DeBlois, le cinéma d’animation n’a pas fini de repousser les frontières de l’imaginable.

«C’est excitant», a déclaré DeBlois, avec qui Le Journal a discuté, plus tôt cette semaine, quand il a appris que Le monde caché, le troisième volet de la série Dragons (How To Train Your Dragon : The Hidden World en version originale), avait été retenu parmi les cinq finalistes à l’Oscar du meilleur film d’animation.

De ce qu’il a pu constater après une vingtaine d’années dans le milieu à Hollywood, la création d’histoires pour l’écran au moyen de la technologie informatique ne connaît plus de limites.

«L’animation CGI (images générées par ordinateur) a atteint un niveau où, si tu peux l’imaginer et le décrire à une équipe d’artistes, tu peux désormais le créer sans aucun compromis», affirme le cinéaste d’Aylmer, en Outaouais.

Il cite l’exemple de Klaus, un film de Noël produit par et pour Netflix, un de ses rivaux dans la course aux Oscars.

«C’est intéressant de voir un film d’animation dessiné à la main qui, avec de nouvelles techniques, apporte du volume et des ombres à ses images. J’ai perdu mon corps, qui est aussi en lice, a été fait par ordinateur, mais donne l’illusion d’avoir été dessiné à la main. Le gagnant de l’an dernier, Spider-Man : Dans le spider-verse, était audacieux et intéressant du point de vue du style.»

Gros succès

Installé à Hollywood depuis la fin des années 1990, Dean DeBlois a d’abord coréalisé avec Chris Sanders le film Lilo & Stitch, pour le compte de Disney, avant de passer chez Dreamworks Animation où il a présidé à la création des personnages et de l’univers de Dragons, sorti en 2010, et ses deux suites.

Les trois films ont eu un succès bœuf. La trilogie a cumulé des recettes au guichet de 1,6 milliard de dollars.

Ajoutez à cela le fait que chaque épisode a été cité aux Oscars, et Dean DeBlois peut dire mission accomplie, au moment de tourner la page sur dix ans consacrés aux aventures de Harold et son dragon Krokmou.

«C’est aussi dix ans de la vie des 400 personnes qui ont travaillé à ces films. D’avoir la nomination aux Oscars, dans ces circonstances, c’est la cerise sur le sundae.»