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Un fantôme bien en voix

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.

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Présentée pour la toute première fois à Québec, la magie de la comédie musicale Le Fantôme de l’opéra a opéré au Grand Théâtre.  

• À lire aussi: Le Fantôme de l’Opéra en français à Québec et à Montréal en janvier 

Une version concert en français, sans les décors habituellement liés à cette énorme production, mais qui a très bien tenu la route. 

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère

 

Le spectacle mis en scène par Étienne Cousineau comportait des costumes, des maquillages, des effets d’éclairage et de fumée, des éléments de jeu et l’immense lustre de l’Opéra de Paris. L’ensemble était loin d’être statique, contrairement à ce qu’on aurait pu croire. 

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère

 

La comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber est présentée, pour la première fois, dans sa langue originale. Après Montréal, c’était au tour du Grand Théâtre d’accueillir, hier, la première de cinq représentations, dans une salle Louis-Fréchette remplie au maximum de sa capacité. 

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère

 

Jouée depuis 33 ans à Broadway, la mythique comédie musicale raconte l’histoire d’amour d’un mystérieux fantôme défiguré qui hante l’opéra de Paris en 1881.  

Sur scène, sur une portion surélevée, les 40 musiciens de l’orchestre Azimut, dirigés par le chef Danny Wiseman, livrent avec brio la musique. Ils sont appuyés, à certains moments, par une trame enregistrée pour les sections de guitare et de basse électriques, et de batterie.  

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère

 

Un orchestre que l’on pourra entendre, dans toute sa splendeur, lors de la portion rappel du spectacle, avec les meilleurs moments musicaux de cette œuvre qui dure 2h50 avec entracte. 

Voix puissante 

Le baryton Hugo Laporte propose un Fantôme avec une voix qui a du coffre et qui démontre de belles émotions comme il le fera tout au long de la soirée. Une voix qui se démarque, par sa puissance, à travers les dix chanteurs et dix choristes qui font partie de la distribution. 

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Didier Debusschère

 

Dans le rôle de la ballerine Christine Daaé, devenue chanteuse, la soprano française Anne-Marine Suire offre quelques belles poussées et se démarque durant Souviens-toi (Think of Me) et dans les duos Mon unique souhait (All I Ask of You) et Le point de non-retour (Point of No Return), chanté avec le Fantôme vers la fin du dernier acte.  

Le fantôme de l'opéra au Grand Théâtre de Québec, vendredi le 17 janvier, 2020.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

 

L’ex-candidat de La Voix Michaël Girard se tire bien d’affaire dans le rôle d’un aristocrate, lui aussi amoureux de Christine, mais il n’a pas la puissance, le coffre et la définition vocale d’Hugo Laporte et Anne-Marine Suire. 

Frédérike Bédard est amusante et plus grande que nature dans la peau de la diva Carlotta. Il faut la voir chanter durant la portion de l’opéra Il Muto pendant qu’on la déshabille et qu’on l’habille. Elle a d’ailleurs reçu une belle salve d’applaudissements à la fin du spectacle. 

La comédienne Catherine Sénart propose une surprenante et fort réussie Mme Giry, directrice de ballet. 

Étienne Isabel et Éric Paulhus sont très justes et amusants dans la peau de M. André et M. Firmin. 

Cette version française qui, à certains moments, aurait bénéficié de la présence de sous-titres est à la hauteur de cette immense œuvre créée à Londres en 1986 et présentée dans 35 pays. Et l’ovation qui a suivi l’a très bien démontré.