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Diaspora québécoise

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Le Journal nous présentait hier des Québécois qui ont trouvé leur bonheur ailleurs. Que ce soit pour de meilleures ouvertures professionnelles, plus de vacances ou un climat plus clément, certains vivent dans une autre province, en France ou en Australie.

Dans un contexte où la main-d’œuvre qualifiée manque au Québec, on peut s’en alarmer. Même avec l’immigration, il est difficile de remplacer tous les talents et les compétences de ces gens-là. On se fait le récit de grands-parents québécois, à Saguenay, Rimouski ou Mascouche, qui ne voient leurs petits-enfants que sur l’écran de leur tablette.

Un modèle 

On peut toutefois choisir d’y voir une réussite pour le Québec. Ça montre que les nôtres sont assez bons et outillés pour réussir partout.

J’ai déjà parlé ici de mon ancêtre Onésime Tremblay. Colonisateur du Lac-Saint-Jean, c’était un cultivateur modèle, un garde forestier exemplaire et un monument de résistance contre l’industrie qui a bouleversé le mode de vie agricole.

Il y a deux ans, on a dévoilé un buste en son honneur dans mon village. À cette occasion, j’ai rencontré plein de cousines et de cousins. L’une d’elles produit des films qu’elle présente dans les grands festivals internationaux. Une autre réussit à Dubaï. Il y en a un qui revient de travailler deux ans en Mongolie. J’étais personnellement accompagné de mon filleul, dont la moitié des ancêtres sont enterrés sur le continent africain. Jusqu’où ira-t-il lui-même ?

Une diaspora 

Je me demande bien ce que dirait ce vieil Onésime en voyant sa descendance arpenter le monde, se métisser en rencontrant l’amour et vivre des expériences qu’il n’aurait même pas pu imaginer.

Nos ancêtres ont sué sang et eau pour nous permettre de nous éduquer. Le monde, c’est eux qui nous l’ont offert. Nous sommes en train de leur bâtir la diaspora que tous les grands peuples méritent.