/news/green
Navigation

Prêts à remorquer des milliers d’autos

Le chargement de la neige à Montréal a commencé hier soir et devrait durer quatre jours selon la Ville

Coup d'oeil sur cet article

Le chargement de la neige dans la métropole est ralenti par environ 75 remorquages à l’heure, selon la Ville de Montréal, qui fait appel à plusieurs entreprises privées pour dégager les rues des automobilistes récalcitrants.

Pas moins de 7200 remorquages ont été effectués au cours du chargement de la neige qui s’est déroulé du 2 au 6 janvier, selon le porte-parole administratif de la Ville, Philippe Sabourin. Cela en représente une moyenne de 75 par heure.

Il précise que les employés qui ramassent la neige attendent généralement que les véhicules soient déplacés pour poursuivre leur travail efficacement, sinon ils doivent les contourner.

Des affiches annonçant le chargement de la neige ont été installées hier à Montréal.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Des affiches annonçant le chargement de la neige ont été installées hier à Montréal.

« Chaque fois qu’un véhicule est remorqué, c’est 10 minutes qu’on perd. Si on veut être efficace, avoir la collaboration des citoyens va être la clé du succès », a souligné M. Sabourin, hier.

Quatre jours sont prévus pour ramasser les 17 centimètres de neige tombés sur Montréal dans la nuit de samedi à hier et les chargements ont commencé en soirée hier.

Bouchées doubles

Les remorqueurs contactés par Le Journal hier étaient prêts à mettre les bouchées doubles, le jour comme la nuit.

« Le gars fait 12 heures, après ça, il y a un autre gars qui saute dans le camion », illustre Michel Boucher Jr, gérant de Remorquage Discount, qui a sept remorqueuses sur la route pour le déneigement, dans les secteurs de LaSalle, du centre-ville et du Vieux-Montréal. 

Les véhicules ne prendront pas plus de pauses chez Remorquage Ménard. Les quatre remorqueuses seront sur la route dans les quartiers Griffintown et Pointe-Saint-Charles, 24 heures sur 24 durant les quatre prochains jours.

Yannick Ouellet, de remorquage Ménard, se prépare à dégager des rues des autos encore stationnées afin de faciliter le déneigement.
Photo Courtoisie
Yannick Ouellet, de remorquage Ménard, se prépare à dégager des rues des autos encore stationnées afin de faciliter le déneigement.

« Ça n’arrête pas. C’est fatigant, mais c’est le fun », souligne le gérant Yannick Ouellet.

Le propriétaire de Remorquage TGF, Martin Jr Goulet, actif dans Ahuntsic-Cartierville, Ville-Marie et dans Le Sud-Ouest, rappelle que les contraintes du chargement de la neige sont un mal nécessaire.

« Les ambulances, les véhicules de police, il faut que ça passe. On a tout un système pour éviter les surprises », dit-il, en faisant notamment référence à l’application Info-Neige.

À ce sujet, Philippe Sabourin rappelle qu’il est possible d’avoir accès à Info-Remorquage à partir d’Info-Neige.

Iniquités

Par ailleurs, il est toujours d’actualité que les véhicules à traction intégrale courent moins le risque d’être remorqués s’il n’y a pas de remorqueuse à plateforme pour les cueillir, afin d’éviter les bris.

Quand ils sont épargnés, les propriétaires de ces véhicules n’écopent que de l’amende de 78 $ pour stationnement interdit, sans devoir acquitter les frais de remorquage (total de 165 $), avait révélé notre Bureau d’enquête l’hiver dernier.

« Je ne peux pas dire que ça n’arrive plus. Mais je peux dire qu’on est très sensibles à cette situation-là. On a parlé avec nos compagnies de transport et de remorquage pour que ce soit réglé », indique M. Sabourin.

  • Le réseau routier de Montréal compte 4100 km de chaussée, ce qui représente 18 fois l’aller-retour Montréal-Québec à déneiger, selon la Ville.