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«On n’a jamais dit qu’on abandonnerait» — Claude Julien

«On n’a jamais dit qu’on abandonnerait» — Claude Julien
Photo Martin Chevalier

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Claude Julien avait oublié les avances bousillées de 3 à 0 et de 4 à 2. Il retenait l’essentiel de ce match, soit la victoire et les deux points.   

«C’était un peu le message aux joueurs après le match, c’était surtout la victoire qui importait, a dit l’entraîneur en chef. Nous affrontions une équipe de l’autre Association. Ça ne fait pas mal de donner un point. Nous prenons les deux points. Nous avons connu une bonne première période, mais une deuxième difficile. Avant qu’ils marquent les deux buts en fin de troisième, nous jouions du bon hockey. De petites décisions en fin de match ont fait mal.»   

Pour Julien, ce gain contre les Golden Knights de Vegas lui permettra de partir la tête un peu en paix pour la longue pause du match des étoiles. Avec quatre victoires à ses cinq derniers matchs, le Canadien a montré son désir de s’accrocher aux minces espoirs pour une participation aux séries.    

«On n’a jamais dit qu’on abandonnerait, a lancé Julien. Le message reste le même. On se battra jusqu’à la toute fin ou jusqu’au moment où l'on dira que c’est pratiquement impossible d’y participer. Nous sommes des athlètes, nous sommes payés pour faire un travail. Tu joues toujours le meilleur hockey que tu peux.»   

De la frustration à la joie  

Carey Price est passé d’un extrême à l’autre dans les dernières minutes de ce match. Après le but égalisateur de Reilly Smith, avec seulement 7,5 secondes à écouler en troisième période, Price a fracassé son bâton contre le poteau des buts. La frustration se lisait dans son visage, même de la passerelle de presse. Il avait probablement sur le cœur les dégagements refusés à Ilya Kovalchuk et à Marco Scandella dans les dernières secondes. Mais après la séance des tirs de barrage, le numéro 31 a bondi de joie après son dernier arrêt contre Smith.    

«C’était important pour lui de gagner le match, a noté Julien. C’est ce qui était le plus important. Je pouvais comprendre sa frustration avec les deux buts dans les deux dernières minutes. Nous avions une avance de 4 à 2 et nous aurions dû remporter ce match en temps réglementaire. C’était frustrant. Le dernier but a frappé une jambe. Ce n’était pas une victoire de beauté, mais c’était excitant pour les partisans et nous avons récolté les deux points. Nous les prenons et nous partons en vacances.»