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Pleine liberté en ski-raquette

Duchesnay 6
Photo Amélie Deschênes La Station touristique Duchesnay est un terrain de jeu idéal pour pratiquer le ski-raquette.

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Depuis la tempête du 12 janvier dernier, la nouvelle neige qui couvre le sol de l’érablière de la Station touristique Duchesnay crée le terrain de jeu parfait pour s’initier ou nourrir sa passion pour le ski-raquette.

Glissant un ski après l’autre sur la neige folle entre les érables espacés, gravissant les pentes à petits pas en s’étonnant de l’adhérence des skis, puis fendant la neige dans les descentes plus ou moins abruptes, on se sent complètement libre lorsqu’on chausse des skis-raquettes. Aucune piste à suivre et un riche territoire à découvrir.

Inspirée des skis utilisés par les peuples nomades des monts Altaï en Eurasie, cette version nord-américaine des skis-raquettes se situe à mi-chemin entre les skis hors-pistes et les raquettes, ce qui en fait l’allié idéal aussi bien pour grimper que descendre une montagne.

Duchesnay 6
Photo courtoisie, Amélie Deschênes

Plutôt courts (99, 125 ou 145 cm) et larges, munis de carres comme les skis alpins, puis dotés d’une peau de phoque synthétique intégrée à la semelle, les skis-raquettes sont très polyvalents, légers, maniables et prévisibles, pouvant s’adapter à différents terrains.

Plutôt courts et larges, les skis-raquettes sont munis de carres comme les skis alpins, puis dotés d’une peau de phoque synthétique intégrée à la semelle.
Photo courtoisie, Amélie Deschênes
Plutôt courts et larges, les skis-raquettes sont munis de carres comme les skis alpins, puis dotés d’une peau de phoque synthétique intégrée à la semelle.

Équipement tout-terrain

Pour ouvrir un sentier à travers un épais couvert de neige, les raquettes nécessiteront beaucoup d’efforts, obligeant le sportif à lever les genoux bien haut à chaque pas. En ski Hok, toutefois, l’opération s’avérera plus facile, faisant simplement glisser sur la neige les larges skis courbés à l’avant. « Le ski va flotter sur le manteau neigeux », illustre Pierre Carbonneau, responsable aux activités de plein air à Duchesnay.

Duchesnay 6
Photo courtoisie, Amélie Deschênes

Par ailleurs, il explique que la peau synthétique intégrée à la semelle « permet de monter dans la montagne sans glisser vers l’arrière et d’avoir bien du plaisir en descente ». « C’est comme lorsqu’un phoque sort de son trou dans la glace. Il doit avoir assez de prise pour sortir, mais assez de glisse pour faire un 180 degrés et retourner rapidement se cacher d’un prédateur », poursuit-il. Une pente de 15 à 20 degrés se monte aisément avec des skis-raquettes aux pieds, car lorsque la peau synthétique est à rebrousse-poil, elle offre une adhérence sur la neige.

Lors d’une descente en skis-raquettes, on emprunte les techniques du télémark en plaçant une jambe devant l’autre, puis en pliant les genoux pour abaisser son centre de gravité, de façon à pouvoir bien négocier les courbes et garder son équilibre. D’ailleurs, regarder droit devant soi plutôt que fixer ses skis aide au maintien de l’équilibre, rappelle Mathieu Girard, guide animateur à Duchesnay.

La station touristique Duchesnay
Photo courtoisie, Sepaq/ Station touristique Duchesnay
La station touristique Duchesnay

Des courbes serrées dans une pente abrupte feront place aux sensations fortes, tandis qu’un large slalom parsemé d’arrêts permettant de se rediriger et d’analyser le chemin à prendre offrira une descente plus en douceur. Il faut donc bien lire le terrain et visualiser le trajet que l’on compte emprunter, selon le niveau d’adrénaline recherché, les courbes à négocier, les obstacles à contourner, la vitesse à atteindre, l’effort à fournir, etc.

Les sentiers des Monts-Valins.
Photo courtoisie, Sépaq/Parc national des Monts-Valins
Les sentiers des Monts-Valins.

Accessible à tous

Un skieur aguerri qui souhaite réaliser un bon entraînement, un sportif occasionnel qui préfère une escapade contemplative, un mordu d’adrénaline, un enfant qui souhaite profiter des plaisirs de jouer dehors... Tout le monde peut faire du ski-raquette, peu importe ses capacités physiques et ses objectifs.

Une randonnée dans les chic-chocs.
Photo courtoisie, Sépaq/Auberge de montagne des Chic-Chocs
Une randonnée dans les chic-chocs.

En se rendant dans un des parcs de la Sépaq (sepaq.com) ou une autre destination plein air offrant la location de skis-raquettes, on apprivoise ce sport à son rythme. Puisque l’équipement est doté de fixations universelles, tous les types de bottes peuvent être chaussés pour pratiquer le ski-raquette. Toutefois, M. Girard conseille de privilégier une botte lacée offrant un support à la cheville, pour ainsi avoir davantage de contrôle sur les skis. Les bâtons sont très appréciés pour se propulser, pour maintenir son équilibre, pour tâter le terrain et parfois... pour se relever. En effet, il est presque certain que les débutants se retrouveront les fesses dans la neige à quelques occasions, surtout lors des descentes. 

Des points de vue époustouflants vous attendent dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.
Photo courtoisie, Sépaq/Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière Malbaie
Des points de vue époustouflants vous attendent dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.

D’ailleurs, lorsqu’on se sent tomber vers l’arrière, M. Girard suggère « d’abaisser son centre de gravité et de se laisser tomber sur le côté dans la neige pour atterrir en douceur », et rappelle que le ski-raquette ne permet pas de gagner beaucoup de vitesse, limitant les risques d’accident. Il est toujours possible de s’arrêter pour se replacer et réévaluer la piste. Porter des vêtements appropriés, c’est-à-dire qui respirent (car cette activité donne chaud !), tout en protégeant de la neige est nécessaire pour bien profiter de cette nouvelle expérience.