/news/politics
Navigation

Prolongement de la route 138: La Côte-Nord tannée d’attendre le désenclavement

Les élus déplorent un processus qui stagne et réclament une rencontre d’urgence avec François Legault

Le maire de Sept-Îles Réjean Porlier.
Photo courtoisie Le maire de Sept-Îles Réjean Porlier.

Coup d'oeil sur cet article

L’ensemble des décideurs de la Côte-Nord ont fait front commun cette semaine pour réclamer une rencontre d’urgence avec le premier ministre du Québec. Ils veulent un échéancier clair pour le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon et des études pour la construction d’un pont à l’embouchure du Fjord du Saguenay.  

• À lire aussi: La Côte-Nord veut son pont et sa route

Dans une lettre qu’ils ont fait parvenir à M. Legault, les préfets, députés, maires et chefs autochtones de la région réitèrent leurs demandes qui ont été faites depuis plusieurs années. Ils déplorent un processus qui stagne «depuis trop longtemps».   

«En 2020, on [les décideurs de la Côte-Nord] a unanimement convenu que le dossier du désenclavement était la priorité et qu’on devait avoir des engagements clairs de la part du gouvernement, parce que c’est ce qui a fait défaut jusqu’à présent», explique le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.  

Un processus qui n’avance pas  

Il rappelle qu’un bureau de projet pour étudier la possibilité de construire un pont à l’embouchure du Fjord du Saguenay a été mis en place par les libéraux, il y a trois ans. Or, il affirme que celui-ci est en arrêt depuis longtemps.  

«On nous dit d’attendre de voir les données, mais celles-ci viennent du bureau de projet. La réalité, c’est qu’il n’y a pas eu de rencontre depuis que le nouveau gouvernement est en place. C’est loin d’être proactif.»  

Les décideurs de la Côte-Nord avaient pourtant mis beaucoup d’espoir dans ce bureau de projet dont les études devaient prouver les avantages d’avoir ce genre d’infrastructure.   

Rappelons que la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui soutiennent le projet, ont évalué à entre 300 et 500 M$ le coût de ce pont. Le gouvernement, de son côté, l’a estimé à plus de 1 G$.  

Dans le néant  

En principe, un appel d’offres devrait être envoyé en mars prochain pour donner le coup d’envoi des analyses. Cependant, comme le bureau de projet est inactif depuis un certain temps, les représentants de la Côte-Nord sont sceptiques quant à cette éventuelle avancée.  

Même déception du côté du prolongement de la route 138, alors qu’une motion a été acceptée à l’Assemblée nationale, il y a plusieurs mois, pour obtenir un échéancier. Le problème, c’est que, pour ce faire, il faut terminer les études du parcours.  

«Et ce mandat-là n’a jamais été donné au ministère du Transport. C’est là que ça bloque. Encore une fois, on est dans le néant», déplore M. Porlier.  

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.