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Volkswagen Arteon: beaucoup plus qu’une CC

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Photo courtoisie, Volkswagen L’Arteon est la nouvelle berline de luxe que Volkswagen destine à ses acheteurs.

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Volkswagen offre désormais aux amateurs de berlines de luxe de taille compacte l’Arteon. Ce modèle d’une grande élégance bénéficie d’une dotation très étoffée conçue pour combler l’acheteur.

En mars dernier, un nouveau modèle a fait son apparition chez les concessionnaires Volkswagen du Canada. Il ne s’agit toutefois pas d’un utilitaire, mais plutôt d’une berline haut de gamme nommée Arteon. 

Comme vous l’imaginez sans doute en lisant ce nom encore peu connu, sa première syllabe met l’accent sur l’élégante silhouette de cette nouvelle venue. Pour ce qui est de la seconde syllabe, « eon », les créateurs de Volkswagen admettent qu’elle doit associer l’Arteon à la Phideon, une autre berline de luxe, plus grosse, qui est cependant réservée au marché... chinois. 

Ce vocable n’a donc pas été imaginé d’abord pour le consommateur nord-américain. Il confirme l’influence grandissante qu’exerce désormais l’empire du Milieu sur le développement des véhicules. À tout le moins, pour un francophone comme vous et moi, Arteon offre une sonorité agréable !

MIEUX QU’UNE CC

Cette nouvelle berline remplace la Volkswagen CC, un modèle qui a connu un succès commercial mitigé. Apparue à la fin de 2008 au Canada, on l’a d’abord appelée Passat CC. À l’époque, elle servait de porte-étendard pour une marque qui tentait, tant bien que mal, de s’ajuster à une demande croissante pour des utilitaires. 

Face à son succès limité, pour la dissocier de la Passat, en 2012, le constructeur l’a rebaptisée en ne retenant que l’acronyme signifiant « Comfort Coupe » en anglais. Cette définition rappelle qu’avec la Passat CC, Volkswagen emboîtait le pas à Mercedes-Benz et sa CLS, lancée en 2004. C’est la voiture qui a engendré l’engouement actuel pour les berlines qualifiées de coupés à quatre portes. Vous savez, ces autos qui ont un toit long à courbure douce et constante, et une lunette arrière faisant corps avec le coffre. Un style que reprend l’Arteon, cela va de soi.

Ce style est bien beau, mais pas toujours pratique. La CC le démontrait tristement avec son coffre plutôt petit (374 L) doté d’un couvercle trop court, d’une ouverture étroite et d’un seuil haut et gênant. Sur ce point, l’Arteon apporte une nette amélioration puisqu’elle a un hayon. Long et large, il découvre un coffre très vaste de 563 L. Cet espace de chargement peut d’ailleurs être modulé jusqu’à 1557 L en repliant les dossiers de la banquette arrière. Cet attribut confirme d’ailleurs que luxe et polyvalence peuvent aller de pair !

CHÂSSIS RIGIDE

Assemblée à l’usine allemande d’Emden, l’Arteon partage la nouvelle architecture modulaire transversale MQB (de l’allemand « Modularer Querbaukasten »). Introduite en 2012 par Volkswagen, elle sert aujourd’hui à une gamme sans cesse grandissante de modèles allant de la petite Polo vendue en Europe à la Passat assemblée à Chattanooga, au Tennessee. 

Le tableau de bord de l’Arteon se distingue par son design sobre, particularité propre à tous les modèles Volkswagen.
Photo courtoisie, Volkswagen
Le tableau de bord de l’Arteon se distingue par son design sobre, particularité propre à tous les modèles Volkswagen.

Dans le cas de l’Arteon, cette architecture procure une carrosserie très rigide, malgré les dimensions importantes du hayon. Le constructeur affirme que sa rigidité serait 10 % plus grande comparativement à d’autres carrosseries tricorps semblables. La rigidité du châssis a, par ailleurs, un impact favorable évident sur l’agrément de conduite, comme nous l’a démontré un essai réalisé avec cette voiture. La douceur de roulement, la précision de la direction et l’impression de solidité sont autant de qualités que le conducteur ressent lorsqu’il est au volant de l’Arteon. L’empattement plus long de son châssis (+127 mm) procure aussi plus d’espace pour les jambes (+62 mm) aux occupants des places arrière comparativement à la CC, un gain non négligeable.

MOTEUR PUISSANT

À l’instar de nombreux autres modèles de la marque, l’Arteon est animée par un 4-cylindres suralimenté de 2,0 L. Grâce à ses 268 ch, cette version du moteur TSI à injection directe est la plus puissante du lot. Par rapport à la CC 2017, dernière du nom, et à son V6 turbo de 3,6 L et 280 ch, l’amateur de performance n’y perd pas au change puisque l’accélération de 0 à 100 km/h, qui reste sous la barre des 7 s, demeure aussi vive, mais aussi agréablement progressive.

Il faut cependant rappeler que ce V6 (appelé VR6) se contentait de carburant régulier, alors que le moteur de 2,0 L doit être nourri de super, selon le constructeur. Ce changement jette une petite ombre sur sa consommation moyenne, qui serait 12 % inférieure à celle du V6 de la CC, selon les chiffres d’ÉnerGuide : 10,4 L/100 km contre 11,8. Cette consommation améliorée est sans doute le fruit, entre autres, de l’adoption d’une boîte automatique à 8 rapports se substituant à celle à 6 rapports de la CC. À cause d’un type de carburant, l’acheteur d’une Arteon devra conséquemment débourser environ 200 $ de plus par année pour parcourir 20 000 km !

En revanche, il aura droit à une transmission intégrale 4Motion de série, un système très efficace dans la neige. Car, au Canada, Volkswagen n’offre pas les versions à deux roues motrices avant inscrites au catalogue étatsunien. D’ailleurs, ici, la gamme de cette voiture se résume à une version unique : l’Execline. Sa dotation se veut cossue avec ses sièges chauffants, devant comme derrière, habillés d’un cuir de belle qualité avec surpiqûres contrastantes, de même qu’un système d’éclairage nocturne qui illumine subtilement l’habitacle et le plancher pour créer une ambiance originale. Il y a aussi des systèmes de ventilation pour les sièges avant et même un système de massage pour celui du conducteur.

UNE TEINTE SPÉCIALE

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Photo courtoisie, Volkswagen

Le constructeur propose également un ensemble d’accessoires destiné à rehausser une esthétique pourtant très réussie. Appelé R-Line, il comprend des roues en alliage de 20 po qui remplacent celles de 18 po de série. Leur couleur Graphite foncé mat complète agréablement les teintes métallisées vives inscrites au nuancier : le Rouge chili et plus encore, le Jaune kurkuma, teinte qui fait invariablement tourner les têtes. Offert pour 2995 $, cet ensemble optionnel comprend aussi un volant R-Line chauffant muni de palettes de changements de rapports (tout comme le volant gainé de cuir de série) et quelques autres accessoires décoratifs. Par contre, il n’ajoute aucun accessoire technique qui accentuerait les performances de la voiture. Dommage...

Avec cette berline aux allures de coupés, Volkswagen souhaite attirer une clientèle moins sensible à la mode actuelle entourant les utilitaires ; ces automobilistes qui s’intéressent aux voitures compactes de Volvo (S60), Genesis (G70) ou Alfa Romeo (Giulia). On vise aussi l’habitué de Volkswagen qui envisagerait une défection de la marque par l’acquisition d’une Classe C, d’une Série 3 ou d’une A4, les trois berlines de taille similaires offertes par Mercedes-Benz, BMW et Audi ; ces modèles très populaires qui dominent, et de loin, les ventes de ce créneau avec l’Acura TLX de Honda.

FICHE TECHNIQUE

Prix de base

49 960 $ (Execline) ; 52 955 $ (Execline R-Line).

Transport et préparation

 1765 $

Groupe motopropulseur

L4 turbo DACT 2,0 L ; 268 ch à 5500 tr/min, 258 lb-pi à 1 950 tr/min. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Transmission intégrale.

Particularités  

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 245/45R18 (de série) ; 245/40R19 (roues optionnelles) ; 245/35R20 (ensemble R-Line).

Cotes

Empattement : 2841 mm ; longueur :

4862 mm ; largeur : 1871 mm ; hauteur : 

1435 mm. Poids : 1748 kg. Volume du coffre : 563-1557 L. Capacité de remorquage : le constructeur recommande de ne pas tirer une remorque avec ce véhicule. Volume du réservoir : 66 L. Consommation moyenne (ÉnerGuide) : 10,4 L/100 km.

Concurrence

  • Acura TLX
  • Audi A4
  • Alfa Romeo Giulietta
  • BMW Série 3
  • Buick Regal
  • Cadillac CT5
  • Genesis G70
  • Infiniti Q50
  • Kia Stinger
  • Jaguar XE
  • Lexus IS
  • Mercedes-Benz Classe C
  • Nissan Maxima
  • Volvo S60

Points forts

  • Dotation complète
  • Excellent comportement routier
  • Coffre vaste et polyvalent 

Points faibles

  • Visibilité arrière réduite
  • Consommation élevée
  • Garde au toit réduite à l’arrière
  • Pas d’essuie-glace pour le hayon

Cotes de l’auteur

  • Cote d’ensemble 8/10
  • Consommation 7/10
  • Équipement 8/10
  • Prix 8/10
  • Apparence 8/10
  • Confort à l’avant 8/10
  • Confort à l’arrière 7/10
  • Comportement 9/10
  • Performance 8/10
  • Rangement 8/10

Pierre Boutin prend la direction de VW Canada

Le Québécois Pierre Boutin, nouveau PDG de Volkswagen Canada.
Photo courtoisie, Volkswagen
Le Québécois Pierre Boutin, nouveau PDG de Volkswagen Canada.

Depuis le 1er janvier, Volkswagen Canada a un président-directeur général québécois : Pierre Boutin. Âgé de 54 ans, ce vétéran de l’industrie automobile avait dirigé la filiale russe de Volkswagen d’avril 2014 à novembre 2017 avant de prendre la direction de Volkswagen France. Il succède à Daniel Weissland, qui est devenu président d’Audi aux États-Unis en septembre. 

Pierre Boutin est diplômé de l’Université Laval à Québec. Il a amorcé sa carrière chez Ford, où il a acquis une vaste expérience, notamment comme directeur des opérations régionales à Toronto.

Il a ensuite passé une dizaine d’années au sein de Nissan Canada, pour ensuite œuvrer pour le constructeur nippon en Europe.

À son arrivée sur le Vieux Continent, Pierre Boutin a pris la responsabilité de la marque Nissan pour l’Europe centrale et de l’Est à Budapest, puis il est devenu chef de la direction de Nissan Europe Ouest en France.