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Le bureau de Jacques Duchesneau devient permanent

Le bureau de Jacques Duchesneau devient permanent
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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Le Bureau de l’intégrité professionnelle et administrative de Saint-Jérôme (BIPA) ne disparaîtra pas de sitôt. La Ville s'apprête à rendre permanent cet organisme dirigé par Jacques Duchesneau et chargé d’enquêter sur les contrats publics. 

Finis les votes annuels pour l’octroi d’un budget à untel ou la possibilité que le conseil municipal y mette fin avec une simple résolution. Mardi soir, les élus de cette ville de la couronne nord de Montréal voteront pour enchâsser le BIPA dans les règlements municipaux. 

«À partir de la mise en place du règlement, le BIPA aura un pouvoir clairement défini et un budget stable et récurrent. On n’aura donc pas à craindre, d’une année à l’autre, que le budget chute. Nos pouvoirs seront aussi plus clairement définis», explique la porte-parole de l’organisme, Lyne Dunberry. 

M. Duchesneau et son équipe disposeront d’un budget annuel de près de 1 M$, et qui croîtra de façon proportionnelle à celui de la Ville. Il sera aussi officiellement ajouté à l’organigramme du service de police de la municipalité, de qui il relevait déjà. 

La durée du mandat de tout futur chef du BIPA sera également étendu à cinq ans, avec la possibilité d’être renouvelé une fois. Lors de sa nomination en mars 2017, M. Duchesneau avait reçu un premier mandat de seulement trois ans. 

Pas d’enquête sur les élus 

Selon le nouveau règlement, le mandat du bureau de M. Duchesneau se concentrera sur la «surveillance de l’octroi et de la gestion de tous les contrats publics», tout en conseillant la Ville sur la manière de récupérer des sommes d’argent perdues dans des cas de fraudes. 

Il n’aura donc pas la responsabilité d’enquêter sur de potentielles dérives éthiques des élus de la Ville, comme demandé par certains conseillers municipaux par le passé. Ce pouvoir repose entre les mains de la Commission municipale du Québec. 

Rappelons que le BIPA a été créé à la suite de reportages du Journal au sujet d’un système de collusion bien rodé à Saint-Jérôme, qui avait permis à quatre firmes de génie-conseil de se partager la majorité des contrats publics entre 2002 et 2010.