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Remparts: la patience a été payante pour Théo Rochette

Théo Rochette est sorti de sa coquille en se mettant à produire offensivement

Théo Rochette à l’entraînement au début du mois.
Photo d’archives, Annie T. Roussel Théo Rochette à l’entraînement au début du mois.

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La patience a été payante pour l’attaquant des Remparts de Québec, Théo Rochette. 

Auteur de seulement deux mentions d’aide à ses neuf premières rencontres à la suite de la transaction entre les Saguenéens de Chicoutimi et sa nouvelle équipe, Rochette a explosé en Abitibi, amassant un but et quatre passes, en trois matchs au sein du premier trio. 

Son but survenu vendredi soir a d’ailleurs provoqué la tenue d’un bris d’égalité à Rouyn-Noranda, après quoi il a été le seul tireur de la séance de tirs de barrage à enfiler l’aiguille pour donner la victoire aux siens. 

S’il sentait qu’il retrouvait peu à peu ses repères sur la patinoire avant de prendre la route de l’ouest du Québec, il n’y a rien de mieux que de constater concrètement le fruit de ses efforts. 

Le choix de première ronde en 2018 peut regarder vers l’avant maintenant que la glace est bel et bien brisée. 

« Je jouais quand même bien ces derniers temps et je n’étais pas récompensé offensivement. a estimé Théo Rochette. Il y avait eu le but annulé. Je suis content que ça ait débloqué et d’avoir marqué mon premier but. Pour la confiance, ça aide et ça fait du bien. 

« Toute ma vie, j’ai été un joueur offensif qui avait comme rôle de produire offensivement, et de ne pas produire offensivement pendant plusieurs matchs [six matchs], pour la confiance d’un joueur, ce n’est pas l’idéal », a convenu le centre canado-suisse qui totalise 23 points, dont cinq filets, en 31 rencontres cette saison. 

Impliqué physiquement 

En plus d’inscrire son nom sur la feuille de pointage, l’espoir au prochain repêchage de la LNH a aussi fait sentir sa présence le long des rampes, une qualité recherchée chez les équipes professionnelles. 

« Maintenant que j’ai pu produire un peu, ma confiance est revenue. J’ai essayé des jeux que je n’aurais pas faits en début de saison. Ce sont de petits détails qui font que tu es capable de générer de l’offensive », a souligné Rochette, classé au 64e rang par la Centrale de recrutement parmi les patineurs nord-américains. 

Même s’il a passé une partie de sa jeunesse dans la région de Québec et que ses grands-parents vivent toujours à Donnacona, le hockeyeur de 17 ans n’était pas différent des autres joueurs qui vivent une transaction en cours de campagne. 

Il a dû s’adapter à une nouvelle réalité en prenant possession de son casier au Centre Vidéotron. 

« Premièrement, ce sont de nouveaux coéquipiers, il y a le système de jeu, et l’environnement dans lequel je suis est complètement différent. Il y a quand même une grosse adaptation, mais ce n’était pas une excuse », a expliqué celui qui est né en Suisse. 

En bleu Nordiques 

Les Remparts rendront hommage au 40e anniversaire de l’arrivée des Nordiques dans la LNH, vendredi soir, lors de la visite du Drakkar de Baie-Comeau. 

Pour l’occasion, ils porteront un chandail thématique bleu, clin d’œil à l’uniforme qu’ils portaient de 1983 à 1985 lorsque les Nordiques étaient propriétaires du club junior. 

À l’instar de ses coéquipiers, Rochette n’était pas né lorsque les Nordiques ont déménagé vers Denver, en 1995, mais ça ne l’empêche pas de ressentir une certaine fébrilité à l’approche de ce rendez-vous spécial. 

« Mon grand-père n’était pas un fan des Nordiques. Il ne sera pas ben, ben content, a-t-il lancé en riant. Les Nordiques, ça me dit vraiment de quoi. Quand je vivais au Québec, ça parlait des Nordiques et du Canadien. »