/misc
Navigation

Et alors, le Canadien achète ou il vend?

Coup d'oeil sur cet article

Il reste 32 matchs à la saison du Canadien, qui vient de gagner quatre de ses cinq dernières rencontres. Dans sa volumineuse base de partisans, le CH compte sur une proportion importante de fans qui croient encore à la qualification de l’équipe pour les séries éliminatoires.

Ilya Kovalchuk maintient le rythme d’une saison de 41 buts et 82 points (!) et Carey Price est de retour aux standards de gardien dominant. Joel Armia vient de revenir au jeu, Brendan Gallagher et Jonathan Drouin vont faire de même sous peu.

Bref, tous les espoirs sont permis... hélas.

Le Canadien a raté les séries en dépit d’une récolte de 96 points l’an dernier. Il en a 51 jusqu’ici. Il lui faudrait, pour espérer se classer, en obtenir au moins 97. Il lui manque donc 46 points de classement pour obtenir le droit de se faire sortir en quatre au premier tour des séries. Ça représente 23 victoires en 32 matchs. Pas impossible, mais pas réaliste non plus. En gagnant quatre de ses cinq derniers matchs, Montréal n’a progressé que d’un petit point sur les dernières équipes repêchées.

À un gros premier choix d’être une puissance

Rater de nouveau les séries par deux points et se retrouver à monter sur l’estrade du Centre Bell quelque part entre le 11e et le 15e rang de la première ronde du repêchage en juin serait un véritable gaspillage. Proche du blasphème en fait.

Montréal touche au but de sa relance. Marc Bergevin est à un gros premier choix de faire de son équipe une puissance de la ligue. N’importe lequel des cinq premiers joueurs qui seront réclamés au prochain repêchage devrait avoir un impact immédiat sur l’équipe qui l’aura choisi. Voilà pourquoi le titre de cette chronique. J’ai volontairement ignoré l’option du statu quo. C’est cette option qui a recalé le CH au 15e rang de sélection en juin dernier. Il ne faut pas glisser si loin cette année. 

Alors on achète ? Bin non... on vend ! On concocte une vitrine aussi invitante qu’au centre Eaton, puis on taquine le gros poisson.

Kovalchuk n’a rien coûté. Il peut rapporter un choix de deuxième tour. Il faut l’échanger, quitte à le ramener cet été si tout ne tourne pas comme prévu.

S’amouracher

Tomas Tatar vaut minimalement un premier choix. Le contrat qu’il va commander en 2021 à 31 ans ne pourra jamais être rentabilisé par l’équipe. Il devient impératif de vendre en hausse plutôt que de s’amouracher et souffrir de sa baisse éventuelle. 

S’amouracher, l’éternel travers du partisan de la Flanelle. Un danger qui guette même les dirigeants, pensez à Doug Wilson et sa résidence soleil à San Jose.

Marc Bergevin doit être un gestionnaire responsable. Il doit maintenir le plan, pour peu qu’il reste à en souffrir. Le public et les observateurs doivent accepter que ce ne sera pas pour cette année encore. Que le buzz se vivra plutôt en juin dans un Centre Bell sans glace et muni d’une estrade qui y verra monter un joueur de concession pour enfiler le magnifique chandail bleu, blanc, rouge.

En arrière pour Lafr... Ah pis laissez donc faire !