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Jackson: le plaisir retrouvé

Les deux années sous Garde ont été difficiles pour l’attaquant québécois

Anthony Jackson-Hamel
Photo courtoisie, Impact de Montréal Anthony Jackson-Hamel se donne à fond cette année durant les entraînements de l’Impact.

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ORLANDO | Il y a quelque chose qui a changé chez Anthony Jackson-Hamel. Et c’est pour le mieux. 

Après une séance d’entraînement de 90 minutes dans la froidure, le grand attaquant originaire de Limoilou a rencontré les médias avec le sourire, mardi. 

« Je n’ai pas froid, je suis un vrai Québécois », a-t-il blagué. 

C’est beaucoup quand on sait que Jackson n’est pas le plus volubile et qu’il n’aime pas particulièrement s’adresser aux médias. 

Dans les circonstances, on se serait attendu à ce que son humeur soit presque aussi froide que la température, qui est inhabituelle pour le centre de la Floride.  

Pour la première fois en deux ans, on sent que l’attaquant de 26 ans a vraiment du plaisir à jouer, et l’intensité déployée dans les matchs simulés en est la preuve. 

Il faut dire que l’atmosphère et les méthodes de travail implantées par Thierry Henry font le plus grand bien. 

« Personnellement, je sens déjà une différence au niveau de l’envie que j’ai de venir chaque jour », concède-t-il. 

« Au cours des deux dernières années, ce n’était pas facile mentalement. Il y a des jours où je n’avais pas envie. »  

Relance 

Le plaisir maintenant retrouvé et le corps étant à 100 % après une blessure qui a tronqué sa fin de saison 2019, Jackson est dans de très bonnes dispositions. 

« Depuis qu’on a recommencé, on travaille fort, mais j’ai du plaisir aussi. » 

C’est une déclaration qui n’est pas insignifiante quand on sait que Rémi Garde a souvent remis en question l’éthique de travail de Jackson. 

Celui-ci entend d’ailleurs profiter au maximum de la présence de Thierry Henry, qui pourrait bien devenir le mentor dont il a toujours eu besoin. 

« C’est Thierry Henry, c’est sûr que [ça peut devenir un mentor]. C’est un peu comme quand [Didier] Drogba était ici, c’est sûr que je vais profiter de tous les conseils qu’il va me donner. » 

Jackson entame sa septième saison avec l’Impact et il n’a pas encore complètement réussi à s’établir. 

Ça clochait 

Il a laissé entrevoir de bien belles choses en 2017 avec une production de neuf buts et quatre passes en 21 matchs, mais le ballon s’est dégonflé par la suite ; une sorte de descente aux enfers qui coïncide avec la parenthèse montréalaise de Rémi Garde. 

En 2017, Jackson a disputé 1137 minutes et obtenu 11 départs en 21 rencontres. Au cours des deux années suivantes, il a totalisé 1198 minutes en 12 départs pour un total de 32 matchs disputés, mais il n’a marqué que deux buts en 2018 et trois en 2019. 

Il y a donc eu régression puisque son temps de jeu a été coupé de moitié. 

Ce n’est un secret pour personne que Garde avait un préjugé négatif envers le Québécois, dont il critiquait le sérieux. Mais est-ce que Jackson a compris où se trouvait le problème et était-il d’accord avec les doléances exprimées par son ancien patron ? 

« Je ne pourrais dire où ça clochait avec Rémi. Il me donnait des raisons, mais elles n’avaient aucun sens et je ne veux pas en parler plus. » 

On ne saura donc jamais pleinement le fond de l’histoire, mais ce qu’on constate, c’est que Jackson semble travailler encore plus sérieusement cette année sous la gouverne de Thierry Henry, et c’est peut-être un début de solution pour une équipe qui a été en déficit d’attaque pendant l’ensemble de la dernière saison.