/sports/football
Navigation

Tout a commencé au Cégep pour Duvernay-Tardif et son agent

Tout a commencé au Cégep pour Duvernay-Tardif et son agent
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Dans deux semaines, Sasha Ghavami verra son client Laurent Duvernay-Tardif protéger le quart-arrière des Chiefs de Kansas City, Patrick Mahomes, lors de la finale du Super Bowl. Dire que toute cette histoire a commencé il y a un peu moins de sept ans, au Collège André-Grasset, à Montréal. 

À 10 ans, Ghavami rêvait déjà de devenir agent de joueurs professionnels. Et le destin a plutôt bien fait les choses en mettant «LDT» sur son chemin. 

«Ça part de deux très bons amis du Cégep, a-t-il raconté en entrevue à l’émission Les Partants, mardi matin. Nous nous sommes rencontrés à Grasset. Laurent jouait au football. Tu voyais qu’il était assez imposant physiquement. À ce moment, on ne se doutait pas d’une carrière professionnelle dans la NFL, pour être franc.» 

«À la blague, je disais : "Laurent, si un jour, tu joues dans le football professionnel – dans ma tête, c’était plus la Ligue canadienne –, je te représenterai."» 

C’est un appel de l’athlète qui a finalement lancé l’aventure. 

«Avant sa dernière année à McGill en 2013, alors que beaucoup d’équipes de la NFL contactaient l’université, il m’a appelé et m’a dit : "Sash, je sais que t’as toujours voulu faire ça. Je te connais, je te fais confiance. Je ne connais rien dans le football professionnel. Je ne peux même pas te nommer cinq joueurs. Mais si tu peux me guider là-dedans, j’apprécierais"», s'est rappelé Ghavami. 

«Un peu moins de sept ans plus tard, on va se retrouver à Miami dans deux semaines au Super Bowl», a lui-même constaté l’agent. 

Éviter les distractions

Ghavami aura beaucoup de pain sur la planche dans les jours à venir, lui qui devra s’occuper de l’aspect logistique avec la famille de Duvernay-Tardif, et aussi celle de Ryan Hunter, son autre client chez les Chiefs. 

Sa mission : libérer ses joueurs de toute distraction à l’approche du jour J. 

«Chaque joueur a accès à 15 billets, qu’il doit par contre payer. [...] Lundi, Laurent, [sa conjointe] Florence et moi, on a passé deux heures au téléphone à dresser la liste. On essaie de rendre tout le monde le plus heureux possible, mais c’est difficile quand tu comptes la famille proche. Les 15 billets partent vite», a-t-il expliqué. 

«Après, t’as tout l’hébergement, t’as tout le transport, a ajouté Ghavami. J’ai parlé avec Hunter hier (lundi) et il m’a confié que les préparatifs pour le Super Bowl étaient plus stressants que la journée des coupures parce qu’il y a tellement de choses auxquelles il faut réfléchir.» 

«Mon travail dans les deux prochaines semaines est de m’occuper des familles de ces deux joueurs, m’assurer qu’elles aient leur logement, leur transport... Qu’elles aient tout ce qu’il faut pour le match et que la récupération des billets se fasse bien.»