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Toute l’attention vers Tokyo

Kenneth Heiner-Moller
AFP Kenneth Heiner-Moller

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L’équipe féminine de soccer du Canada a les yeux bien rivés sur les Jeux olympiques de cette année à Tokyo, mais elle doit tout d’abord mettre la main sur l’un des précieux billets vers le Japon. Dans une semaine, la formation de l’entraîneur Kenneth Heiner-Moller disputera le Tournoi de qualification olympique de la Concacaf, aux États-Unis. 

Si le Canada souhaite aller chercher une troisième médaille consécutive lors de ce prestigieux événement, il devra passer sur le corps des meilleures sélections nationales d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes. Lors du tour préliminaire, l’unifolié se mesurera à St-Kitts-et-Nevis (29 janvier), la Jamaïque (1er février) et le Mexique (4 février). S’il arrive ensuite à gagner son match de demi-finale, le Canada mettra la main sur une des deux places à Tokyo réservées à la Concacaf. 

«Nous avons cet objectif très excitant devant nos yeux. Ce sont cinq parties qui peuvent nous mener au plus grand événement sportif au monde. C’est une grande motivation», a confié Heiner-Moller, mardi, lors d’un appel-conférence. 

L’instructeur danois a d’ailleurs dû faire des choix déchirants en vue de ce tournoi, puisqu’il doit composer avec une formation restreinte à 20 joueuses. Il est toutefois sûr d’avoir fait les bons choix et est satisfait de présenter un visage jeune en plus de compter sur plusieurs vétéranes. 

«C’est un travail difficile, mais aussi un privilège. Ce n’est pas toujours facile, puisque le Canada compte sur un immense bassin de joueuses talentueuses», a mentionné celui qui est en poste depuis janvier 2018. 

«Notre plus grand défi sera la constance. Peu importe qui nous affronterons, nous devons nous assurer de jouer selon les standards du Canada. Qu’on affronte Saint-Kitts-et-Nevis ou les États-Unis, nous devrons nous battre de la même façon, d’un point de vue technique autant que mental.» 

Une seule Québécoise

La native de la ville de Québec Gabrielle Carle sera la seule représentante de la Belle Province lors de tournoi qualificatif. La joueuse de 21 ans faisait partie de l’équipe canadienne lors de la Coupe du monde de 2019, mais n’a disputé aucune rencontre. 

«Nous avons joué en Asie deux fois et Gaby a été alignée comme milieu de terrain et comme défenseure latérale. Elle a présenté du jeu de très haut niveau et nous avons été impressionnés. C’est pourquoi elle a un poste dans cette formation», a admis Heiner-Moller, qui est fier de la progression de Carle. 

«Elle s’est beaucoup améliorée ces dernières années. J’espère et je m’attends à ce qu’elle ait du temps de jeu. Je ne peux pas faire de promesse par contre ; elle le sait et toutes les autres joueuses le savent. Elle joue toutefois à un niveau différent que l’an dernier. Elle est plus physique et son niveau tactique a toujours été excellent.» 

L’entraîneur pourra compter sur la plupart de ses joueuses-cadres pour le tournoi qualificatif. La capitaine Christine Sinclair sera de la fête, tout comme Sophie Schmidt, Kadeisha Buchanan et la joueuse canadienne de l’année 2019 Ashley Lawrence. 

Pour l’heure, l’équipe tient son dernier camp de préparation au Texas, et ce, jusqu’au 27 janvier. Le Canada s’est incliné lors des trois dernières finales du tournoi qualificatif. Chaque fois, ce sont les Américaines qui en sont sorties vainqueurs.