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Walker a sa place au temple

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Larry Walker est trop modeste. Dans une entrevue que l’on peut voir sur le site de Sportsnet, l’ancien porte-couleurs des Expos affirme qu’il ne croit pas posséder ce qu’il faut pour accéder au Panthéon du baseball. Il dit peut-être ça pour ne pas avoir à vivre une nouvelle déception alors que l’on connaîtra aujourd’hui les élus de la cuvée 2020.

Walker en est à sa 10e et dernière année d’admissibilité dans le scrutin tenu auprès des chroniqueurs de baseball d’Amérique. S’il n’est pas choisi, son cas sera transmis à un comité de révision formé de vétérans du baseball.

Les puristes estiment que Walker n’a pas sa place au temple parce qu’il a joué plus de la moitié de sa carrière à Denver, là où la balle voyage avec une plus grande vélocité à cause de l’altitude. 

Dans ce cas, que faut-il penser de Babe Ruth, Lou Gehrig et Mickey Mantle, des frappeurs gauchers (Mantle frappait aussi de la droite) qui bénéficiaient de la proximité de la clôture du champ droit à l’ancien Yankee Stadium ? Celle-ci ne se trouvait en effet qu’à 296 pieds du marbre. Autrefois, les stades avaient tous leurs particularités.

Curriculum bien rempli

En 1997, année où Walker a cogné 49 circuits, fait compter 130 points et conservé une moyenne au bâton de ,366, il a maintenu une moyenne de puissance au bâton et de présence sur les buts supérieure (OPS) dans les stades adverses.

En carrière, il occupe le 12e rang au chapitre de la puissance au bâton (,565) devant Willie Mays (,557), Mantle (,556) et Hank Aaron (,554). On le retrouve au septième rang au combiné de la moyenne au bâton, de la présence sur les sentiers ainsi que de la puissance au bâton. Ted Williams, Ruth et Gehrig figurent parmi les joueurs qui le devancent.

En 17 saisons dans les majeures, il montre une moyenne annuelle de 31 circuits, 107 points produits et une moyenne au bâton de ,313.

À tous ces chiffres s’ajoutent un titre de joueur le plus utile à son équipe, trois championnats des frappeurs, sept Gants d’or et cinq participations au match des étoiles.

C’est un bilan digne d’un membre du Panthéon du baseball.