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Crave: nouveau conflit Bell-Vidéotron

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Les hostilités sont reparties de plus belle entre Vidéotron et son rival Bell à la suite de la décision du géant torontois de lancer dès la fin du mois une version française de son service de diffusion en continu Crave.  

• À lire aussi: Le lancement de Crave en français entraîne la fin de Super Écran Go  

Mardi, Bell Média annonçait la mise en ligne à partir du 28 janvier de plus de 6000 heures de contenu en français sur son service Crave. 

L’entreprise prévoit notamment la diffusion de « 30 nouvelles productions originales en 2020, dont de nombreuses séries de fiction ». « Et ce n’est qu’un début », souligne l’entreprise dans son communiqué. Le nom unilingue du service sera conservé.  

Riposte 

La réponse de Vidéotron, une filiale de Québecor, n’a pas tardé. La firme québécoise de télécommunication a dénoncé une « manœuvre anticoncurrentielle » de Bell Média, en plus d’accuser l’entreprise « d’abuser de sa position dominante sur le marché afin de désavantager son principal concurrent, et ce, au détriment des consommateurs ». 

Avec ce lancement de la version bilingue de Crave, les abonnés de Vidéotron et d’autres câblodistributeurs ne pourront plus accéder à l’application sur demande Super Écran GO, qui permettait de commander des films.  

Depuis mardi, le service Super Écran sur demande n’est plus disponible pour les clients de Vidéotron abonnés à la chaîne.
Photo courtoisie
Depuis mardi, le service Super Écran sur demande n’est plus disponible pour les clients de Vidéotron abonnés à la chaîne.

Les chaînes traditionnelles Super Écran, qui diffusent des films en continu, demeurent accessibles. 

Bell Média a affirmé, en réaction au communiqué de Vidéotron, que le produit avait « également été rendu disponible pour Vidéotron, mais [que la société] a choisi de ne pas l’offrir à ses abonnés ». 

Les deux compagnies n’en sont pas à leur première chicane. Le CRTC a notamment donné raison à Vidéotron à la fin décembre, forçant Bell à inclure la chaîne TVA Sports dans son forfait le plus populaire d’ici au 5 février.  

En avril, TVA Sports avait carrément coupé son signal auprès des clients de Bell, en pleines séries de la Ligue nationale de hockey, pour dénoncer cette situation.  

Ce geste avait été contesté par Bell devant les tribunaux, qui avaient ordonné à la chaîne de rétablir son signal pour son compétiteur.