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Premier cas aux États-Unis: le Québec doit-il craindre le nouveau virus?

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Le Québec est-il prêt à affronter le mystérieux virus qui a fait neuf morts en Chine et infecté plus de 300 personnes, un premier cas ayant été recensé aux États-Unis?   

«La Santé publique a fait le travail dans les derniers jours: tous les départements d’urgence, tous les médecins d’urgence ont reçu des missives», a expliqué hier soir le Dr Gilbert Boucher, président de l'Association des spécialistes en médecine d'urgence du Québec.     

«Les protocoles de triage ont été mis à jour pour qu’on puisse les isoler rapidement et protéger le personnel soignant», a-t-il ajouté.    

«La Santé publique a réactivé ces protocoles. La plupart des urgences, d’ici la fin de la semaine, devraient être complètement effectives.»   

Un patient présentant des symptômes grippaux devra répondre à une série de questions dans les minutes qui suivront son arrivée à l’urgence.      

«Est-ce que vous avez de la fièvre et de la toux? Est-ce que vous avez voyagé à l’extérieur du Canada, États-Unis, Europe? Avez-vous été en Chine ou à Singapour? Là, on passe à la dernière question: avez-vous des symptômes respiratoires? Si vous dites oui, on vous prend du triage, on va vous isoler», a précisé le Dr Boucher.      

Selon lui, le principal problème auquel il faudra faire face est la congestion des urgences. Il risque d’être difficile de placer en isolement les patients possiblement infectés par le virus.    

Vers un premier cas au Canada?    

Pour Guy St-Jacques, ancien ambassadeur du Canada en Chine de 2012 à 2016, il faut s'attendre «à une vraie épidémie».    

«Il faut s’attendre à une vraie épidémie, parce qu’en Chine, c’est le moment de l’année où des centaines de millions de gens voyagent. Le Nouvel An chinois, c’est ce samedi», a-t-il souligné en entrevue avec Benoît Dutrizac sur QUB radio.    

  

  

«Il y a beaucoup des gens de Wuhan [la ville à l’épicentre de la maladie] qui vont voyager ailleurs et il y a des gens qui vont aller à Wuhan, et vous savez que, quand vous voyagez dans un train ou dans un avion, c’est facile d’attraper quelque chose. Je pense qu’il faut se préparer pour une épidémie très importante.»    

M. St-Jacques croit par ailleurs «que c’est une question de jours avant qu’on découvre un nouveau cas au Canada». 

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