/24m/chronicle
Navigation

L’après Jokes de papa de Kévin Marquis

L’après Jokes de papa de Kévin Marquis
Illustration: Marilyne Houde

Coup d'oeil sur cet article

Des mois après Jokes de papa et la séparation de GaboomFilms, Kévin Marquis ne chôme pas.

En plus de se distinguer sur TikTok où il compte plus de 113 000 abonnés, la personnalité Web étonne sur YouTube en proposant du contenu aussi drôle qu’engagé. D’où l’envie de prendre de ses nouvelles. 

Pour commencer, revenons à la base: comment t’es-tu retrouvé «personnalité du web»?

Ça fait depuis que j’ai 15 ans que je fais des sketchs, mais c’est vraiment avec GaboomFilms qu’on a commencé à se faire «connaître» un peu plus. [...] Ensuite, on s’entend que c’est Jokes de Papa qui m’a mis sur la map du jour au lendemain.

Justement, Jokes de papa a été imité, décliné, parfois même moqué, au fil des années. Comment as-tu vécu ce méga succès?

Je n’en tire pas autant de fierté qu’on pourrait le croire.

Ça a clairement changé ma vie, oui, mais ce n’était que la reprise d’un concept vidéo sur YouTube qui était déjà repris par plusieurs autres chaînes.

On a été les premiers Québécois à le refaire et ça a fonctionné d’une manière qu’on n’aurait jamais imaginée.

Je suis divisé entre la fierté d’avoir réussi à faire rire autant de gens et le regret que ça n’ait pas été complètement original. Ça a été haut en émotions, autant négatives que positives, et j’ai certainement appris beaucoup de tout ça. 

Depuis la fin de Gaboom Films, tu multiplies les vidéos drôles, mais aussi engagées où tu abordes, notamment, le fléau des «dick pics» et les privilèges. D’où vient cet intérêt social? 

J’ai justement changé mon «à propos» sur YouTube cette semaine pour résumer ça: «Éduquer avec humour et compassion. Ça pis faire le cave.»

J’allais pas devenir un youtubeur insipide qui ne reprend que des challenges, je veux apporter quelque chose de pertinent dans la vie des gens. C’est le but ultime que je m’étais fixé en quittant la police pour faire des vidéos sur le web à temps plein: «éduquer avec humour».

Ça fait longtemps que j’y songeais. Je crois que j’ai assez de jugement et d’expérience pour transmettre des messages qui ont de l’allure.

T’es aussi très actif et populaire sur TikTok. Comment cette «nouvelle» plateforme t’inspire-t-elle versus les autres réseaux où t’es présent?

C’est l’application qui me fait sortir mon fou, et facilement.

Ce n’est pas comme une vidéo YouTube sur laquelle je vais travailler plusieurs heures. Je la vois comme une plateforme «test» où je fais beaucoup dans l’absurde.

C’est pas toujours drôle ce que je fais, mais une fois de temps en temps, je suis assez fier de mon TikTok pour le repartager sur les autres plateformes.

Tu fais autant dans l’humour que les propos engagés. On te voit également comme un influenceur en plus d’être une personnalité du web. Est-ce que toutes ces étiquettes te conviennent? Comment te vois-tu sinon?

Le terme influenceur a eu son lot de mauvaise presse en 2019 et est devenu risible selon moi.

Quand j’entends influenceur, j’imagine une personne sans trop d’envergure qui a décidé de faire comme d’autres sur le web et de devenir populaire pour être populaire, sans apporter grande valeur dans la vie des autres.

Sinon, n’importe qui de populaire a une «influence». Que ce soit un acteur, un politicien, un artiste, etc.

Personnellement, les gens peuvent bien m’étiqueter comme ils le veulent. Je ne sais même pas moi-même quel titre me donner. Comme un commis de dépanneur m’a déjà dit: «hey, c’est toé le comique du web» et ça me va!

Un quiz pour les fans de science-fiction...

Comme chaque bar à 1, sa soirée d’humour et 2, sa soirée quiz, on assiste à une multiplication des soirées spécialisées. Non content d’avoir sa propre soirée où la matière grise est à l’honneur, le West Shefford (1562 Mont-Royal Est) propose un quiz consacré à la science-fiction le 27 janvier. Détails ici

... et un autre pour les tripeux d’horreur!

Le lendemain (le 28 janvier, donc), le Turbo Haüs (2040 Saint-Denis) propose un quiz pour les fans d’horreur. On parle ici de films, bien sûr, mais aussi de livres terrifiants, de musique épeurante et même de théâtre sanguinolent. À noter qu’il faut payer 10$ pour y participer, mais qu’on devrait offrir des prix de présence et que ces sous serviront à financer le Festival de la Bête noire, un événement qui, justement, célèbre l’horreur. Détails ici

Puis une soirée pour les gameurs!

Les soirées DemoNight de GamePlay Space reprennent! On peut se rendre à la S.A.T. (1201 Saint-Laurent) ce mardi 28 janvier pour écouter des artisans de jeux vidéo indépendants jaser de leurs créations à venir. Au moment d’écrire ces lignes, une quinzaine de studios locaux devraient y participer dont Guard Crush Games qui travaille sur Streets Of Rage 4, une suite très attendue à la série de jeux de baston culte! Détails ici.