/news/health
Navigation

Aide médicale à mourir pour les maladies mentales: Québec consent à une journée de consultation publique

La ministre de la Santé, Danielle McCann
Photo d'archives Simon Clark La ministre de la Santé, Danielle McCann

Coup d'oeil sur cet article

Devant la controverse qui prend de l’ampleur, Québec a accepté de tenir une journée de consultation publique sur l’élargissement de l’aide médicale à mourir pour les personnes atteintes d’une maladie mentale sévère. 

«On va faire une journée de consultation publique, a-t-elle indiqué en entrevue à TVA Nouvelles. On va commencer par une journée, une démarche. Si on a besoin de davantage, on va en faire. On va commencer par cette première étape.» Cette journée de consultation se tiendra à la fin février ou au début du mois de mars.   

Mais cette ouverture n’a pas rassuré les partis d’opposition à Québec, qui réclament une consultation beaucoup plus longue afin d’établir un consensus social. «Prenons le temps de bien faire les choses», plaide la marraine de la Loi concernant les soins de fin de vie, la députée péquiste Véronique Hivon. 

Le gouvernement Legault devrait réclamer un sursis auprès de la Cour supérieure, estime-t-elle, afin qu’on lui accorde plus de temps pour se conformer au jugement Baudouin. En septembre dernier, la juge Christine Baudouin avait déclaré le critère de « fin de vie » inconstitutionnel, rendant ainsi plusieurs maladies admissibles à l’aide médicale à mourir, dont des maladies mentales comme la schizophrénie. 

«La façon d’aborder ce sujet-là, actuellement, par la ministre McCann est d’une légèreté inouïe», a déploré l’ex-ministre de la Santé, Gaétan Barrette.   

– Avec l’Agence QMI 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.