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Un talent d’exception détecté en bas âge

Ski acrobatique
Photo Martin Chevalier Michel Hamelin, Entraîneur

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MONT-TREMBLANT  |  Michel Hamelin a été un témoin privilégié de l’éclosion fulgurante de Mikaël Kingsbury et de celle d’Alexandre Bilodeau, tous deux médaillés d’or olympiques dans leur spécialité.

« Ils ont été tellement performants, de raconter l’entraîneur de l’équipe nationale des bosses, qu’ils seront difficiles à remplacer.

« Dans le cas de Mikaël, j’ai commencé à l’entraîner à l’âge de 12 ans et j’ai rapidement réalisé, comme Alexandre d’ailleurs, qu’il était une personne spéciale. Peu importe le sport, c’est facile de détecter des athlètes d’exception, et ce, en bas âge. Un peu comme Michael Schumacher en course automobile ou d’autres qui ont dominé leur sport.

« Mikaël avait 12 ans et je savais déjà à ce moment qu’il était voué à une belle carrière. Aujourd’hui, au sommet de son art, il a ce don très rare de savoir d’avance qu’il va faire une petite erreur, tout en la corrigeant immédiatement », de poursuivre Hamelin. 

Sa grande force

Ce dernier n’a évidemment que des éloges à formuler à l’endroit de son protégé qui évolue dans un sport où l’attention médiatique n’est pas celle du hockey, par exemple.

« Je ne suis pas fâché de la situation. Le Canadien occupe une place importante dans vos pages et c’est normal, souligne Hamelin. Mais ça fait du bien de voir que vous consacrez des reportages au ski acrobatique. »

Hamelin prêche pour sa paroisse et avec raison. Il peut se vanter de côtoyer le meilleur bosseur de tous les temps. 

« Le Québec connaît Mikaël pour ses exploits, dit-il, et il mérite cette reconnaissance. Ce que les gens ne savent peut-être pas, c’est que l’épreuve des bosses est l’un des sports où il est le plus difficile de répéter succès après succès. Aucun tracé n’est semblable et [chacun] demande une habileté différente. Mikaël est capable de s’ajuster à toutes les situations. C’est ce qui fait sa grande force. »