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Un laboratoire de haut niveau au CHU pour traiter les virus

Les experts pourront faire des recherches sur le coronavirus chinois

Le laboratoire a été aménagé au coût de 1,8 M$.
Photo Didier Debusschère Le laboratoire a été aménagé au coût de 1,8 M$.

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Le CHU de Québec a inauguré un nouveau laboratoire qui permettra notamment de développer de nouveaux vaccins contre de graves infections telles que le coronavirus chinois.

Le laboratoire de niveau de confinement 3, qui a nécessité des investissements de 1,8 M$, est le premier du genre dans la capitale nationale.

Avant, le laboratoire était de niveau 2, ce qui diminuait grandement les capacités de travailler sur des vaccins et de prévenir des pandémies, indique le Dr Guy Boivin, infectiologue.

Le Dr Boivin a travaillé cinq ans sur l’élaboration du nouveau laboratoire inauguré hier.

Cette inauguration tombe à point, tandis que l’Asie déploie toutes les mesures nécessaires pour combattre le coronavirus chinois, qui a fait plusieurs morts en Chine.

Cette semaine au Québec, six voyageurs en provenance de Chine et suspectés d’être infectés étaient sous la loupe de la Santé publique. Les cas se sont avérés négatifs.

« Ça montre l’importance d’avoir un laboratoire qui n’est pas seulement voué au diagnostic, mais aussi à la recherche », fait valoir le Dr Boivin.

Cette crise en Asie pourrait bien être la pointe de l’iceberg, selon le spécialiste en virologie.

Grâce au nouveau laboratoire, le Dr Guy Boivin pourra travailler à développer de nouveaux traitements pour des maladies mortelles, telles que les virus de l’influenza aviaire ou de la tuberculose.
Photo Didier Debusschère
Grâce au nouveau laboratoire, le Dr Guy Boivin pourra travailler à développer de nouveaux traitements pour des maladies mortelles, telles que les virus de l’influenza aviaire ou de la tuberculose.

De plus en plus de virus

« Avec ce que l’on voit avec le coronavirus, ça illustre bien le potentiel épidémique et pandémique des virus. Je crois que l’on en verra de plus en plus, car il y a de plus en plus de contacts, surtout en Asie, entre les animaux et les personnes », explique le médecin.

Pour vulgariser, le Dr Boivin explique que les virus sont généralement présents chez les animaux, et qu’ils les transmettent à l’homme.

« Le virus mute, s’adapte, et puis il y a une transmission interhumaine », résume-t-il.

Ce ne sont que trois à quatre personnes, incluant le Dr Boivin, qui pourront pénétrer dans le laboratoire hautement sécurisé.

Leur travail sera d’effectuer des recherches sur des agents pathogènes qui causent des maladies mortelles, telles que les virus de l’influenza aviaire et de la tuberculose.

Développement d’un vaccin universel

Présentement, l’infectiologue travaille sur le développement d’un vaccin universel contre la grippe. Le laboratoire lui permettra peut-être de réaliser ce rêve qu’il caresse.

« Nous ne sommes pas les seuls dans la course, admet-il. Pour l’instant, on n’a pas de découvertes à annoncer. La découverte d’un vaccin universel contre l’influenza, c’est un peu le Saint-Graal en virologie. Tout le monde le veut, mais ce n’est pas facile à atteindre », lance-t-il.