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Course au leadership du PCC: trop tôt pour parler de couronnement, selon des députés

Course au leadership du PCC: trop tôt pour parler de couronnement, selon des députés
Photo d'archives, Agence QMI

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OTTAWA – Il est trop tôt pour parler d’un couronnement de Peter Mackay à la tête du Parti conservateur, selon plusieurs membres du caucus qui sont convaincus que la course à la chefferie donnera lieu à un réel débat d’idées.  

«Beaucoup de membres veulent qu’on revoie certaines positions, qu’on pousse certaines idées un peu plus loin et je pense que ce débat-là va se faire», a dit vendredi le lieutenant conservateur pour le Québec, Alain Rayes.     

Le député de Richmond-Arthabaska ne s’est pas montré inquiet du désistement récent de plusieurs candidats potentiels de renom, comme l’ex-premier ministre québécois Jean Charest et l'ancienne chef du PCC par intérim Rona Ambrose. Le député de la région d’Ottawa Pierre Poilievre, qui semblait avoir une bonne base d’appuis, a aussi renoncé à se lancer jeudi.     

«S’il y a couronnement, il y en aura un [...],mais je suis convaincu que c’est plutôt le meilleur scénario qui va arriver. Je crois au destin», a lancé M. Rayes avant de prendre part à la réunion du caucus conservateur pour préparer la reprise des travaux parlementaires de lundi.     

Son collègue Gérald Deltell a abondé dans le même sens, ajoutant qu’il n’est pas essentiel qu’un candidat soit Québécois pour que les préoccupations particulières du Québec soient entendues.     

Il a toutefois insisté sur l’importance que les candidats puissent débattre d’idées en français. Il dit avoir eu une «bonne conversation» dans la langue de Molière avec Peter Mackay, qui cumule déjà une dizaine d’appuis formels.     

Cet ex-ministre de la Défense et des Affaires étrangères lancera sa campagne samedi en Nouvelle-Écosse. Dans une courte vidéo en français partagée vendredi sur Twitter, il invite les militants conservateurs à y assister.     

La députée albertaine Michelle Rempel croit toutefois que trop d'attention est accordée aux questions du bilinguisme des aspirants-chefs et de l’importance de faire des gains au Québec et en Ontario aux prochaines élections fédérales.     

«Je pense que plusieurs personnes dans ma province et dans l’Ouest canadien regardent ce qui se passe et se disent “Qu’en est-il de nous?” Tout le débat a été sur la maîtrise du français!» a-t-elle dit. Elle craint que l’enjeu de l’aliénation de l’Ouest passe sous le radar.     

Le prochain chef conservateur sera choisi le 27 juin. Les aspirants chefs ont jusqu’à la fin février pour officiellement entrer dans la course. Mis à part M. Mackay, la députée ontarienne Marilyn Gladu et l’ancien organisateur québécois Richard Décarie ont aussi confirmé qu’ils comptaient être de la partie.     

Le député de la région de Toronto Erin O’Toole, qui avait fini 3e dans la dernière course au leadership, pourrait annoncer qu’il se portera candidat prochainement. Michael Chong, qui avait terminé 5e, pourrait aussi se lancer. Il annoncera sa décision la semaine prochaine.