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«Donner le meilleur de moi-même»

Justine Dufour-Lapointe compte sur l’appui de son public en fin de semaine

Ski acrobatique
Photo Martin Chevalier Les sœurs Chloé et Justine Dufour-Lapointe ont une rare occasion de s’illustrer devant leur public en Coupe du monde de ski acrobatique.

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MONT-TREMBLANT | Justine Dufour-Lapointe se rappelle des bons moments de sa participation à l’épreuve des bosses de la Coupe du monde, l’an dernier, à Mont-Tremblant.  

Son brillant parcours en finale lui a valu de devancer sa sœur Chloé (classée quatrième) et d’accéder à la troisième marche du podium.

« J’arrive ici avec une foule de souvenirs tellement positifs », a-t-elle raconté en entrevue au Journal. « Je suis toujours excitée de courir à la maison. Je le vois comme un grand privilège. »

« Ça me motive à livrer la marchandise et à vouloir donner le meilleur de moi-même », a enchaîné la championne olympique des Jeux de Sotchi en 2014. « C’est un bonheur d’entendre tous ces gens nous encourager pendant nos descentes. »

Cette course à Tremblant représente une rare occasion de se faire valoir devant une foule conquise d’avance.

« C’est comme le jour de l’An, affirme Justine. Ça n’arrive qu’une fois par année. On veut savourer chaque instant et tout donner pour rendre fiers nos proches et notre public. C’est, pour nous, une occasion de montrer notre talent.

« Ça me fait chaud au cœur de savoir qu’il y a des gens qui se déplacent pour assister à la compétition. »

« Comme une pièce de théâtre »

À ses côtés pendant l’entrevue, Chloé tient le même discours que son inséparable sœur. 

« La foule nous procure un sentiment de proximité, a-t-elle dit, et ça nous donne beaucoup d’énergie. C’est sûr que je vise une belle performance cette année. Je me sens motivée pour réaliser un bon résultat.

« À la maison, il y a toutefois certains aspects qu’on ne peut contrôler, a-t-elle poursuivi. Pendant la compétition, on doit protéger notre bulle pour éviter toute distraction.

« Nous, on voit cela comme une pièce de théâtre. On reste polies en disant aux gens qu’on a un travail à faire. Après la course, ça nous fera plaisir d’aller les rencontrer. »

La maladie de maman

Chloé, comme tous les membres de la famille, a été affectée par la santé précaire de sa mère.

C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle est revenue sur le sujet qui l’a plongée dans une profonde réflexion après les Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud, où elle a dû se contenter de la 17e place, après avoir obtenu la médaille d’argent quatre ans plus tôt en Russie.

« Quand il est question de maman, on touche à une corde sensible, a avoué l’athlète de 28 ans. Dans notre famille, on n’est pas habitués à cela. C’est la première fois qu’on entendait le mot cancer. On a appris à vivre avec cette réalité un an avant les Jeux. La situation a évidemment eu des répercussions sur mes performances.

« Par la suite, j’ai voulu prendre du temps pour me reposer et surtout pour me questionner. C’était légitime après trois participations aux Jeux de remettre en question ma carrière.

« Mais aujourd’hui, a-t-elle déclaré, ma motivation est revenue. La flamme s’est rallumée. Nous sommes actuellement en processus d’innovation depuis environ deux ans. On tente des nouveaux sauts et on repousse nos limites. L’idée est de nous surpasser à chacune de nos descentes. »