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Harcèlement au cabinet de la mairesse Sue Montgomery

Le climat serait malsain à l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce

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Photo courtoisie La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery.

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La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, affirme qu’elle a « pleinement confiance » en sa chef de cabinet, qui a harcelé deux employés, selon un rapport du contrôleur général de la Ville de Montréal.

Les conclusions d’une enquête lancée cet automne sur un climat de travail « malsain » dans l’arrondissement montréalais ont été dévoilées à quelques cadres ainsi qu’à Sue Montgomery et à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, au cours des derniers jours.

« Une enquête du contrôleur général sur le climat de travail démontre qu’une personne a eu des comportements de harcèlement envers deux personnes de l’arrondissement », a confirmé Valérie Plante en entrevue.

Celle-ci n’a pas dévoilé le nom ni le poste de l’employé pour des raisons de confidentialité. Mais selon ce que nous avons appris de plusieurs sources, il s’agit d’Annalisa Harris, la directrice de cabinet de Sue Montgomery depuis le mois de juin dernier.

« Pleinement confiance »

Sue Montgomery, une élue du parti de Valérie Plante, Projet Montréal, n’a pas voulu nous accorder d’entrevue, mais a indiqué avoir « pleinement confiance » en son employée dans un courriel.

« Je travail [sic] très bien avec mon cabinet et tous les fonctionnaires pour faire avancer nos priorités », a-t-elle ajouté.

Mais selon nos informations, le travail tournerait au ralenti en raison de la situation. Une des deux victimes serait d’ailleurs une autre employée du cabinet.

La mairesse d’arrondissement, élue en 2017, a elle-même à plusieurs reprises dénoncé le harcèlement. Celle-ci est même allée en cour contre un citoyen, Robert Edgar, qu’elle accusait de harcèlement criminel. 

Ce dernier a été acquitté en juin dernier, bien que le juge ait reconnu qu’il y avait eu du harcèlement.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, appelle l’élue de son parti à agir.

« On doit s’assurer de procurer un milieu de travail sain. Je m’attends à ce qu’elle applique à la lettre l’ensemble des recommandations [du rapport] », a souligné Valérie Plante, qui n’a pas voulu les énoncer.

Deuxième cas

Il s’agit d’une deuxième enquête de harcèlement dans les hautes sphères d’un arrondissement dirigé par le parti Projet Montréal en moins de deux ans.

L’an dernier, un rapport du contrôleur général faisait état de comportements troublants de la mairesse de Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension, Giuliana Fumagalli. L’élue, mise à la porte du parti de la mairesse Plante dans la foulée des allégations, avait eu des crises de colère et insulté plusieurs employés municipaux. Elle avait également exigé que son arrondissement n’emploie que des « personnes colorées ».

- Avec la collaboration de Christopher Nardi, Le Journal de Montréal et Yves Poirier, TVA Nouvelles